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De la musique à l’industrie du film : une histoire de persévérance

Licencié de la faculté des beaux-arts et des arts appliqués de l’USEK, initiateur du groupe musical band Jazé2é dont il était le chanteur principal, peintre et bon viveur, Georges Nehmé s’est frayé un tout autre chemin depuis son 3e prix au Festival du film de la NDU.

Georges Nehmé à l’un de ses concerts.

Il a 24 ans et a plusieurs couleurs à sa palette. Artiste complet, Georges Nehmé a juré loyauté ad vitam aeternam à sa passion artistique. Pianiste, professeur de musique à un moment donné, choriste et chanteur accompagnant Feyrouz dans ses plus beaux concerts, animant les soirées de Hamra et Gemmayzé, il s’est lancé dans le domaine de l’audiovisuel à l’USEK. Ya heik... ya mbala, son projet de licence, lui a permis d’être sous les feux de la rampe et de briller au Festival du film de la NDU.

« Ya heik... ya mbala », ou la décadence de l’industrie musicale
C’est l’histoire d’un musicien et écrivain, caractère interprété par Ahmad el-Khatib, qui cherche à se démarquer du courant musical cocasse imposé à l’ère de la mondialisation. «Mais il en est incapable car les artistes sont marginalisés de nos jours», confie le réalisateur Georges Nehmé. Il poursuit : « Mon court métrage met en exergue, de par sa structure ternaire, l’évolution de ce personnage qui va droit vers le précipice. La première partie montre ses rêves à l’état brut. En effet, la musique filmique est baroque et la technique du tournage, classique, ressemble à celle adoptée dans Sound of Music. La troisième partie, elle, baigne dans une atmosphère des plus vulgaires. On passe de la musique classique à une chanson des plus grossières et commerciales: Hezzi w fezzi, qui, à ma grande déception, a plu aux spectateurs. »
Euphorie et disphorie, par ces deux mots antithétiques se résume Ya heik... ya mbala, film satirique, dont le titre, construit sur un jeu de mots, montre que le dernier mot
revient toujours au producteur qui se plie aux exigences d’un public aux goûts franchement mauvais.

Tournage et musiques ethniques
Georges Nehmé a largué les amarres depuis qu’il a obtenu sa licence l’été passé. Destination? «L’Égypte, le Maroc, la Hongrie, l’Italie, l’Irlande, etc. Ce sont des pays qui regorgent de musique ethnique», souligne-t-il. Son projet consiste à préparer la deuxième saison de Ethnopholia, documentaire télévisé qui met en lumière la différence des courants musicaux suivant les couleurs locales de chaque pays. Ledit documentaire passera à la chaîne al-Mayadin à partir du printemps 2014. Abir Nehmé, chanteuse et sœur de Georges, s’occupe de la production, tandis qu’Alain Weber, producteur de renommée en matière de musique ethnique, est chargé de la réalisation artistique de Ethnopholia.
Musique et arts audiovisuels sont bien les droites confondues qui régissent d’ores et déjà la vie de Georges
Nehmé.

Maya KHADRA
Il a 24 ans et a plusieurs couleurs à sa palette. Artiste complet, Georges Nehmé a juré loyauté ad vitam aeternam à sa passion artistique. Pianiste, professeur de musique à un moment donné, choriste et chanteur accompagnant Feyrouz dans ses plus beaux concerts, animant les soirées de Hamra et Gemmayzé, il s’est lancé dans le domaine de l’audiovisuel à l’USEK. Ya heik... ya mbala, son projet de licence, lui a permis d’être sous les feux de la rampe et de briller au Festival du film de la NDU. « Ya heik... ya mbala », ou la décadence de l’industrie musicaleC’est l’histoire d’un musicien et écrivain, caractère interprété par Ahmad el-Khatib, qui cherche à se démarquer du courant musical cocasse imposé à l’ère de la mondialisation. «Mais il en est incapable car les artistes sont marginalisés de...
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