Les réfugiés syriens seront admis sur base du Programme d’admissions humanitaires (HAP) de l’Office allemand pour les migrations et les réfugiés (BAMF), poursuit le communiqué. Un programme qui vise à faciliter l’entrée rapide des réfugiés vulnérables du Liban en Allemagne et à leur assurer une protection immédiate, jusqu’au moment où ils ont la possibilité de rentrer chez eux dignement ou de trouver d’autres solutions durables.
Au cours des dix derniers jours, les réfugiés prenant le vol ont suivi une orientation culturelle de trois jours, délivrée par les formateurs de l’OIM. Ils ont reçu des informations de base sur leur prise en charge en Allemagne, notamment sur la façon de trouver un emploi, sur l’accès des enfants aux soins de santé et sur les possibilités d’apprendre l’allemand, souligne encore le communiqué.
Dans ce cadre, le ministre sortant des Affaires sociales, Waël Abou Faour, a reçu hier l’ambassadeur d’Allemagne, Christian Clages, avec lequel il a évoqué le dossier des réfugiés syriens. La rencontre a porté plus spécifiquement sur les aides que pourrait octroyer l’Allemagne au Liban pour faire face à la crise des refugiés et aux répercussions de cette crise sur la situation socioéconomique du pays.
Le diplomate a indiqué que son pays accueillait déjà 20 mille refugiés syriens et qu’il était prêt à recevoir 5 mille réfugiés parmi ceux résidant au Liban, en vue de leur assurer des conditions de vie convenables et d’aider le pays du Cèdre à régler les problèmes socioéconomiques résultant du flux massif des réfugiés.
M. Clages a précisé que l’Allemagne organise des vols quotidiens pour le transport des réfugiés, en coopération avec les ONG allemandes et le gouvernement libanais.
Renforcement des contrôles à la frontière
Entre-temps, à Baabda, une réunion ministérielle s’est tenue en présence des responsables de sécurité pour discuter des moyens d’organiser l’affluence de réfugiés syriens au Liban.
Selon des sources ministérielles, les personnes réunies se sont entendues sur le fait qu’il n’est pas question de fermer les frontières devant les populations déplacées, mais qu’il est nécessaire de l’organiser sur base du plan établi par le ministère de l’Intérieur en coopération avec la direction de la Sûreté générale. Un contrôle plus rigoureux aux frontières est ainsi de mise.
Cette organisation est d’autant plus nécessaire que le nombre de Syriens fuyant les hostilités sur leur territoire pour se réfugier au Liban risque de croître au cas où les combats s’étendraient à d’autres régions en Syrie, a-t-on souligné de mêmes sources, en expliquant que l’accent sera surtout mis sur la distinction entre les réfugiés fuyant la guerre et les Syriens qui essaient de trouver des opportunités de travail au Liban. Cette distinction est importante à l’heure où l’économie libanaise commence à être sérieusement affectée par la présence massive de Syriens sur le territoire national.


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PAUVRES SAINS SYRIENS.... !
08 h 30, le 10 octobre 2013