La première porte d’entrée des migrants venus d’Afrique
OLJ /
le 04 octobre 2013 à 00h06
La petite île de Lampedusa est devenue ces dernières années la première porte d’entrée pour les migrants venant d’Afrique qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie. Sur ce confetti de 20 kilomètres carrés, plus proche des côtes nord-africaines que du reste de la Sicile, les autorités ont enregistré l’arrivée de près de 4 000 migrants au premier semestre 2013, soit trois fois plus que sur la même période de l’année précédente. En 2011, lors des printemps arabes, 47 650 migrants avaient submergé la petite île, pour moitié des émigrants d’Afrique subsaharienne dont des réfugiés des guerres en Éthiopie et Somalie qui vivaient en Libye, et pour l’autre des immigrés venant de Tunisie. La plupart débarquaient d’embarcations de fortune – de vieux rafiots de pêche en mauvais état ou des bateaux pneumatiques surchargés – au terme d’un périple de plusieurs jours, parfois sans eau ni nourriture. Pour les migrants, cette île de seulement 4 500 âmes, qui vit de la pêche et du tourisme, n’offre aucune perspective si ce n’est celle de poser le pied sur le sol italien, et donc européen. Leur espoir est de pouvoir déposer une demande d’asile et d’essayer pour certains de passer à travers les mailles du filet pour trouver un travail au noir, ou, plus souvent, reprendre la route vers un autre pays européen. Lampedusa, qui avait dans le passé un centre d’identification et d’expulsion permettant d’examiner sur place les demandes des migrants et de renvoyer directement depuis l’île ceux qui ne répondent pas aux critères d’asile, l’a transformé en centre de premier accueil d’une capacité de 250 lits. Les immigrés sont ensuite transférés en ferries soit vers des centres de rétention administrative avant leur expulsion et rapatriement, soit vers des centres pour demandeurs d’asile.
La petite île de Lampedusa est devenue ces dernières années la première porte d’entrée pour les migrants venant d’Afrique qui traversent la Méditerranée au péril de leur vie. Sur ce confetti de 20 kilomètres carrés, plus proche des côtes nord-africaines que du reste de la Sicile, les autorités ont enregistré l’arrivée de près de 4 000 migrants au premier semestre 2013, soit trois fois plus que sur la même période de l’année précédente.En 2011, lors des printemps arabes, 47 650 migrants avaient submergé la petite île, pour moitié des émigrants d’Afrique subsaharienne dont des réfugiés des guerres en Éthiopie et Somalie qui vivaient en Libye, et pour l’autre des immigrés venant de Tunisie. La plupart débarquaient d’embarcations de fortune – de vieux rafiots de pêche en mauvais état ou des...
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