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Liban

Selon Joumblatt, la tragédie des « boat people » libanais doit pousser les autorités à s’occuper davantage du Akkar

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a consacré son éditorial dans al-Anba’, organe de son parti, à la tragédie des Libanais du Akkar qui ont péri dans le naufrage d’un bateau de fortune qui conduisait des clandestins d’Indonésie en Australie, mais non sans critiquer au passage le blocage de la politique locale.
Il a ainsi relevé que la tragédie qui a frappé le Akkar intervient « alors que des parties politiques libanaises attendent l’inspiration nécessaire pour former un gouvernement rassembleur sans conditions et contre-conditions, et que certaines autres attendent toujours de voir comment la crise syrienne va évoluer ». « Elle intervient aussi en attendant que le dialogue engagé entre certains dirigeants prenne fin et que les analystes stratégiques reviennent sains et saufs à leurs bases terrestres, après avoir épuisé leurs capacités et leurs forces surnaturelles qui les ont catapultés vers des sphères intellectuelles inaccessibles aux cerveaux humains », a ironisé M. Joumblatt, avant de mettre l’accent sur la pauvreté qui caractérise le Akkar, « un mohafazat lointain, livré à lui-même, où les taux de pauvreté et de privation sont les plus élevés et où certains villages n’ont même pas l’électricité ».
Estimant que c’est la pauvreté qui a poussé le groupe de clandestins libanais à se rendre en Australie sur un bateau de fortune, le chef du PSP a mis l’accent sur le fait que cette tragédie « commande une action rapide au plan officiel pour adresser des signaux positifs aux habitants du Akkar et leur donner un peu d’espoir ». Selon lui, cette tragédie doit également pousser les autorités à s’occuper également des quartiers pauvres de Tripoli et du Liban-Nord dans son ensemble. Dans ce cadre, il s’est interrogé sur le point de savoir « ce qui empêche les autorités de dynamiser certains services de Tripoli, comme le port, la Foire internationale Rachid Karamé, la raffinerie de pétrole, l’aéroport René Moawad à Kleiate, de subventionner l’agriculture au Liban-Nord et de développer le commerce dans les souks et les marchés ».
Sur un autre plan, M. Joumblatt a rendu hommage au général Abdel Fattah Sissi « pour son initiative symbolique, mais lourde de sens et de messages, qui a consisté à visiter la tombe du président Gamal Abdel Nasser et à y poser une couronne de fleurs », avant de rappeler les réalisations de Nasser en faveur de l’Égypte et du monde arabe.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a consacré son éditorial dans al-Anba’, organe de son parti, à la tragédie des Libanais du Akkar qui ont péri dans le naufrage d’un bateau de fortune qui conduisait des clandestins d’Indonésie en Australie, mais non sans critiquer au passage le blocage de la politique locale.Il a ainsi relevé que la tragédie qui a frappé le Akkar intervient « alors que des parties politiques libanaises attendent l’inspiration nécessaire pour former un gouvernement rassembleur sans conditions et contre-conditions, et que certaines autres attendent toujours de voir comment la crise syrienne va évoluer ». « Elle intervient aussi en attendant que le dialogue engagé entre certains dirigeants prenne fin et que les analystes stratégiques reviennent sains et saufs à leurs bases terrestres, après avoir...
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