Pourquoi, Liban ?
Liban, jadis terre d inspiration des poètes... Coincé entre les sources et les cascades, à l’étroit avec ses toits de brique rouge et ses façades en pierre de taille, une invitation à la balade... Depius toujours et de tout temps, il rassurait par tous les temps, que ça soit en hiver ou en été, la grande fertilité de ses vergers lui procurait cette belle autonomie agricole et viticole. Quelle chance quand ses voisins manquent d’eau et d’autonomie...
Son climat, son air pur, c’était un remède contre la pollution, ce fléau qui ravage les pays, les uns après les autres. Vert Liban, adieu, adieu, verdure.
On remplace – pour loger qui ? – les jardins des villes par des tours infernales, champignons vénimeux et qui poussent plus vite qu’eux. Pour qui, pourquoi, à la place des forêts on installe ces carrières et ces décharges d’ordures, à ciel ouvert, à peine couverts ?
Pourquoi, c’est toujours toi seul, minuscule Liban, qui dois accueillir du monde toute la misère ? Ah ! Terre d’accueil, mais que tu as la vie dure ! ! ! Pauvre Liban, adieu, adieu, verdure...
Chloé KATTAR
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Urgence pour l’hôpital de Jezzine
Problèmes d’effectifs et de logement, surmenage de quelques médecins présents sur place : telle est la situation à l’hôpital de Jezzine, un établissement qu’on a pourtant essayé, pour répondre aux appels des soixante mille habitants de la région, de moderniser. Malheureusement, il ressemble toujours à une petite infirmerie, et les opérations du cœur n’y sont pas toujours envisageables. Ainsi, le patient, s’il n’est pas très vite renvoyé vers l’hôpital du Chouf ou de Saïda, prendra la direction de la voie éternelle faute de moyens pour le secourir. C’est toujours un infirmier stagiaire qui accueille le patient et lui prodigue les premiers soins. Tout se complique lorsque l’infirmier appelle le médecin urgentiste. Ce denier passera plusieurs minutes à dispenser des cours de prise de soins en urgence à ce pauvre infirmier stagiaire qui ne sait sur quel pied tenir, avant de conseiller aux parents que les jours de leur malade sont comptés sauf s’ils préfèrent prendre l’avis d’autres médecins ... Commence la panique, avant les contacts pour assurer une ambulance, même si parfois le cas du patient ne supporte pas de longs trajets.
La honte, Messieurs les Députés et Responsables ! Une si belle région laissée sans soins, c’est vraiment inacceptable de nos jours. Monsieur le Ministre de la Santé, vous qui, dans un temps passé, aviez assuré lits et bons équipements, pourquoi ne pas faire fonctionner cet hôpital ? Tout ce qui est requis, c’est une bonne gérance et des médecins spécialistes.
Nazira A. SABBAGHA
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Soustraction
Le principal fournisseur d’armes chimiques à la Syrie a été pendant des années la Russie ainsi que les pays satellites. Pour vérifier si le dictateur syrien a utilisé ces armes, il suffit d’en charger les inspecteurs de l’ONU qui sont supposés vérifier si les stocks dans les dépôts syriens correspondent à la quantité livrée. Dans l’affirmative, cela prouverait que Bachar el-Assad est sincère quand il dit n’avoir pas utilisé d’armes chimiques. Dans le cas contraire, cela démontrerait qu’il en a fait usage et qu’il est coupable.
Cela suffit de se moquer du monde et d’envoyer des observateurs vérifier ces stocks et les mettre sous contrôle ! Sinon, le régime syrien mériterait une bonne raclée qui l’empêcherait à l’avenir de se moquer du monde. Nous sommes fatigués de tous ces faux prétextes, inventés pour retarder des solutions nettes et précises. De grâce, arrêtons la comédie !
Raymond NAHAS


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef