L’ambassadeur de Russie, Alexander Zasypkin, a rappelé la position russe sur la question des armes chimiques syriennes et la possibilité de mise en œuvre du chapitre VII de la Charte des Nations unies. S’exprimant à l’issue d’une visite rendue à l’ancien président de la République Émile Lahoud à Borj el-Ghazal, en présence de l’ancien député Émile Émile Lahoud, le diplomate a rappelé la « position de principe » de la Russie. « Il faudrait d’abord une décision de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui serait ensuite appuyée par une décision similaire au Conseil de sécurité », a affirmé l’ambassadeur. « C’est pourquoi nous ne voyons pas la nécessité d’adopter une décision dans le cadre du chapitre VII », a-t-il ajouté. Le diplomate a affirmé néanmoins ne détenir aucune information sur la disposition de la Russie à opposer un veto à l’application du chapitre VII, au cas où cette option est soumise au vote. « Il est clair qu’un travail s’effectue actuellement en préparation d’une décision qui faciliterait la mise en œuvre de la décision de l’OIAC et sécuriserait surtout les experts sur le terrain. C’est d’ailleurs tout le but de cette décision », a-t-il affirmé. Interrogé en outre sur la possibilité de la tenue de la conférence de Genève-2 prochainement, il a rappelé que « le but premier en Syrie est de régler la question des armes chimiques. Le second but est d’aboutir à un compromis politique par un dialogue sans conditions préalables ».
L’ambassadeur Zasypkin a également reçu une délégation du Rassemblement des ulémas, emmenée par cheikh Hassan Abdallah, qui a appelé à « compenser à la Syrie la perte de son arsenal chimique, en lui fournissant des armes de défense aérienne de pointe ».
Au niveau intérieur, le sujet imminent reste la présence des réfugiés syriens sur le territoire libanais. Le député Serge TerSarkissian a dénoncé dans ce cadre « l’atermoiement de la communauté internationale dans l’appui aux réfugiés syriens au Liban ».
Alors que les forces de l’ordre tentent de contrôler tant bien que mal la situation aux frontières, deux Syriens ont été arrêtés hier dans la zone frontalière de Kfarchouba. Ils seraient suspectés de mener des activités à caractère sécuritaire, selon l’Agence nationale d’information.
Achkar
De son côté, et dans un communiqué publié hier, Massoud Achkar a estimé que la menace qui pèse sur le Liban, sur le plan de la sécurité et de la stabilité, devient de plus en plus pressante et touche désormais à l’existence même du pays, avec l’augmentation constante du nombre des déplacés syriens qui, selon les estimations, devraient atteindre 51 % des résidents sur le sol libanais en 2014. Tout en saluant l’initiative de la communauté internationale d’aider le Liban financièrement dans la gestion du dossier des déplacés syriens, Massoud Achkar a estimé que la meilleure solution, « en tout cas la plus équitable pour le Liban, serait de faire en sorte qu’ils puissent rentrer chez eux au plus tôt ». Il a insisté sur le fait que « la politique des frontières ouvertes » avec la Syrie ne peut qu’entraîner des catastrophes. Il a pressé la communauté internationale et les responsables libanais d’agir au plus vite en ce sens, surtout avec l’approche de l’hiver.
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