Ahmad Fatfat et Ammar Houri quittent le Parlement après avoir marqué leurs points.
Toutefois, il semble qu’il ne faudra pas attendre autant pour voir la Chambre se réunir. En effet, selon son règlement intérieur, une session ordinaire de la Chambre est prévue au premier mardi après le 15 octobre, c’est-à-dire, cette année, le mardi 15 octobre même. Or, des voix s’élèvent afin que cette échéance soit respectée. C’est le cas, par exemple, de Marwan Hamadé, qui a demandé aux blocs parlementaires de respecter ces échéances, tout en souhaitant de la part du président de la Chambre qu’un nouvel ordre du jour précis lui soit préparé.
On sait que la première réunion de la Chambre sert, en général, à la nomination des membres de son bureau et de ses commissions.
Le principe de la coopération
Commentant la nouvelle, le député Atef Majdalani (Futur) a justifié le boycottage de la séance en affirmant que le fait de légiférer en l’absence d’un gouvernement ayant la confiance de la Chambre est contraire à la Constitution, en particulier s’il s’agit de lois ordinaires. Et avec l’absence du gouvernement, a-t-il enchaîné, le principe même de la coopération entre la Chambre et l’exécutif disparaît. Et M. Majdalani de dénoncer le recours à l’intimidation pour empêcher Tammam Salam de former un gouvernement qui n’est pas approuvé au préalable par le Hezbollah. « En clair, a-t-il dit, le Hezbollah menace de descendre dans la rue, avec ses armes, comme il l’a fait le 7 mai 2006... Ainsi, on en revient aux armes illégales qui créent le déséquilibre politique interne. »
Pour sa part, Nabil de Freige (Futur) a insisté sur le fait que la Chambre n’a pas à usurper les prérogatives de l’exécutif.
Légalisme
Dans un raisonnement purement légaliste, le député Nicolas Fattouche s’est inscrit en faux contre les décisions de boycottage, précisant que l’article 61 du règlement intérieur interdit à un député de s’absenter plus de deux fois au cours d’une session, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire, sans justificatif.
Interpellé à ce sujet, le président de la Chambre, Nabih Berry, a affirmé qu’il souhaite « traiter les choses par l’amour, dans l’espoir qu’ils (ceux qui boycottent) en tirent les leçons et reviennent à leur bon sens ».
Pour M. Fattouche, la conduite démocratique impose aux députés d’assister à la séance et de marquer leur désapprobation en rejetant les projets de loi soumis au vote plutôt que de boycotter la séance. « Mais, a-t-il enchaîné, ce boycottage se poursuivra, hélas, jusqu’à ce qu’on leur fasse signe, de l’étranger, de le suspendre. »
Pour sa part, M. Marwan Farès (PSNS) a attribué la décision de boycottage purement et simplement « à la volonté de se saisir du pouvoir ».


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QUEL RIDICULE QUE CETTE CHAMBRE... À GAZ ? BIEN SÜR... CAR PARLER OU PÉTER... DU MÉTHANE S'ÉCHAPPE !
14 h 01, le 25 septembre 2013