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Économie

En bref

Chantage
Moscou menace l’Ukraine de perte de ses « privilèges » si Kiev signe un accord de coopération avec l’UE

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l’Ukraine hier contre la perte de ses « privilèges » dans ses relations commerciales avec la Russie, au cas où Kiev signerait un accord d’association avec l’UE, vu d’un très mauvais œil par Moscou. La signature de cet accord avec l’Union européenne « mettra fin au régime particulier, c’est-à-dire à un régime de partenariat, qui était appliqué jusqu’ici (aux relations commerciales) avec l’Ukraine », a déclaré M. Medvedev, cité par l’agence officielle ITAR-TASS. « Nous allons continuer à être amis, à faire du commerce, mais cela sera un commerce (...) sans aucun privilège, peut-être même au contraire avec des restrictions », a souligné le Premier ministre russe.
L’Ukraine espère signer cet accord d’association avec l’UE en novembre, lors d’un sommet du partenariat oriental à Vilnius, la capitale de la Lituanie. L’accord comprend un ambitieux volet commercial et est considéré comme le premier pas vers une adhésion du pays à l’UE. La Russie, qui tente depuis plusieurs années de convaincre l’Ukraine de se détourner de l’Europe et d’intégrer l’Union douanière, composée pour l’instant de la Russie, du Kazakhstan et du Belarus, a déjà averti récemment Kiev qu’elle prendrait des mesures de rétorsion si cet accord était signé. Suite à ces déclarations, le Parlement européen a appelé la Russie début septembre à mettre fin à ses pressions « inacceptables » sur les pays de l’ex-URSS, notamment l’Ukraine, qui cherchent à se rapprocher de l’UE dans le cadre de son « partenariat oriental ».

Dette
Pour Draghi, la question d’une nouvelle aide pour la Grèce est prématurée

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a jugé hier prématurée la question de savoir si la Grèce aura besoin d’un troisième plan d’aide.
« Cette question est prématurée, car le plan précédent court jusque fin 2014 », a déclaré M. Draghi lors de son audition trimestrielle devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles, retransmise sur Internet. Le patron de la BCE a souligné que cette décision dépendrait aussi de la capacité de la Grèce à retourner se financer sur les marchés, « qui est difficilement prévisible ». Depuis 2010, Athènes a reçu un total de 240 milliards d’euros de l’Union européenne et du FMI. Mais les spécialistes s’attendent à ce que le pays ait encore besoin d’une aide supplémentaire de l’ordre de 10 milliards. Le FMI estime ainsi que la Grèce aura besoin de 4,4 milliards en 2014 et 6,5 milliards en 2015.

OIT
Encore 168 millions d’enfants travaillent dans le monde

Le nombre d’enfants qui travaillent dans le monde a diminué d’un tiers depuis 2000, passant de 246 millions à 168 millions, indique un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié hier, qui juge toutefois trop « lents » les progrès réalisés. « Si nous voulons vraiment mettre un terme au fléau du travail des enfants dans un futur proche, nous devons redoubler d’efforts, à tous les niveaux. Il existe 168 millions de bonnes raisons pour cela », a commenté le directeur général de l’OIT, Guy Ryder.
Près de la moitié de ces enfants sont engagés dans des activités dangereuses qui mettent en péril leur santé, leur sécurité et leur développement moral, note le rapport. Actuellement, ils sont 85 millions dans ce cas, contre 171 millions en 2000.
Le plus grand nombre d’enfants qui travaillent se trouve dans la région Asie-Pacifique (quelque 78 millions), mais l’Afrique subsaharienne (quelque 59 millions) est la région où la proportion du travail des enfants par rapport à la population est la plus forte, à plus de 21 %. On dénombre 9,2 millions d’enfants qui travaillent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ils sont 12 millions en Amérique latine et Caraïbe.
Selon l’OIT, le travail des enfants a reculé de 40 % chez les filles contre 25 % chez les garçons.

Zone euro
La reprise s’intensifie en septembre, l’indice PMI à 52,1

L’activité privée a continué de progresser en septembre dans la zone euro, l’indice PMI composite atteignant son plus haut niveau en plus de deux ans notamment grâce à une amélioration de la demande intérieure, a indiqué hier le cabinet Markit qui publie cet indicateur. L’indice s’est établi à 52,1 contre 51,5 en août, selon une première estimation. Il est à son plus haut niveau depuis 27 mois, ce qui est mieux qu’attendu : les analystes tablaient sur un PMI composite autour de 51,8.
« L’amélioration de la conjoncture se généralise à l’ensemble de la région », souligne Chris Williamson, économiste chez Markit. « Si l’Allemagne reste le principal moteur de la reprise, l’activité globale progresse pour la première fois depuis début 2012 en France et affiche sa plus forte expansion depuis début 2011 dans le reste de la zone euro », poursuit l’économiste.
Autre bonne nouvelle : « L’emploi continue de reculer en septembre, mais le taux de suppression de postes fléchit et n’affiche plus qu’un niveau marginal, laissant espérer une reprise prochaine des créations d’emplois », poursuit l’économiste.

Algérie
Baisse de 46 % de l’excédent commercial sur huit mois

L’excédent commercial de l’Algérie a reculé de 46 % au cours des huit premiers mois de l’année comparé à la même période en 2012, ont annoncé hier les Douanes algériennes. La balance commerciale de l’Algérie, durant les huit mois de 2013, s’est établie à 8,76 milliards de dollars contre 16,39 milliards de dollars durant la même période de l’année écoulée, reculant de 46,5 %, précise selon le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS) cité par l’agence APS. Durant le même laps de temps, les exportations algériennes ont reculé de 6,25 %, tandis que les importations ont grimpé de 14,23 %, selon la même source.
Le recul des exportations est dû essentiellement à une baisse de près de 7,1 % des exportations des hydrocarbures, de 31,8 % des produits bruts et de 18,18 % des biens d’équipements industriels, selon la même source.
ChantageMoscou menace l’Ukraine de perte de ses « privilèges » si Kiev signe un accord de coopération avec l’UELe Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l’Ukraine hier contre la perte de ses « privilèges » dans ses relations commerciales avec la Russie, au cas où Kiev signerait un accord d’association avec l’UE, vu d’un très mauvais œil par Moscou. La signature de cet accord avec l’Union européenne « mettra fin au régime particulier, c’est-à-dire à un régime de partenariat, qui était appliqué jusqu’ici (aux relations commerciales) avec l’Ukraine », a déclaré M. Medvedev, cité par l’agence officielle ITAR-TASS. « Nous allons continuer à être amis, à faire du commerce, mais cela sera un commerce (...) sans aucun privilège, peut-être même au contraire avec des...
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