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Nos lecteurs ont la parole

La justice, une vertu

Noha M. Gemayel INGEA

«Justice de ce monde», loi civile, que nombre de régimes politiques pratiquent, jusqu’au châtiment suprême. Alors que la justice divine n’est pas de ce monde. La nature commet des injustices à l’adresse de l’homme déjà à sa naissance qui demeurent sans explication ni justification pour la raison...

 

هذه هي ارادة الله - مكتوب ومقدر


Une justice de ce monde, tout de même limitée, dont les mystères de l’Absolu lui interdisent de s’affranchir. D’où le point d’interrogation à la justice divine qui devrait être à l’abri de toute atteinte à son concept et à sa mission, pour mériter d’être justice, selon l’entendement humain qui s’inspire, principalement, du rationnel.
Pour aller au-delà de la « justice de ce monde », la loi civile affronte l’Absolu par l’absurde, pour fuir la soumission et l’incompréhensible qui ne s’harmonisent pas avec justice et raison.
Justice de ce monde et Absolu, deux pouvoirs qui s’affrontent. D’où le doute à l’adresse de la justice qui n’est pas de ce monde, et qui est, elle-même, « droit, justice et pouvoir ».
Dieu dit qui Il est et nous invite à le suivre. Il dit qu’Il est amour... et l’amour, c’est aussi la justice ! L’amour, c’est le cœur et l’esprit ! Seule la raison n’a pas sa place dans cet ensemble d’interrogations et de doute.
Oui, justice de ce monde, loi civile, qui conduit à la rencontre avec Dieu, avec la Vérité.
Il est juste de punir l’agresseur, d’abord pour défendre les droits de la victime et donner, par le fait même, un avertissement à d’autres cas d’agressivité. La justice protège l’homme et l’individu. Elle lui interdit de perdre son âme dans des délits qui lui donnent des satisfactions éphémères. La justice est une vertu qui défend l’humanité de la personne et, par le fait même, défend l’humanité de la collectivité.
C’est à travers « elle » qu’une société, bien structurée, bâtit une patrie, un pays et une
nation.
Le pardon est une grâce qui est donnée à celui qui pardonne. Mais justice rendue réconcilie l’homme avec son existence et le protège de la méchanceté, du sentiment de vengeance, auxquels il est difficile de renoncer si ce n’était... justice de ce monde. Quant à l’agresseur, la justice l’invite à une prise de conscience, à une résilience. À savoir prendre conscience de ses actes et d’en tirer les conclusions. À travers la justice, l’homme se retrouve en Dieu. Elle porte en elle l’espérance d’une humanité meilleure :


الحق يرضي يسامح ويصالح اعداء الأمس مع أنفسهم

Une expression fort significative d’un père éprouvé par le viol et la mort de sa fille. Le président Élias Hraoui avait refusé de gracier le coupable. L’assassin a été alors exécuté,
«Place des Martyrs», à Beyrouth. À la question d’un journaliste, le père de la victime répond en deux mots seulement :
 وصلني حقي وصلني حقي     est une reconnaissance de la «justice de ce monde», une reconnaissance du légitime, du droit et du «pouvoir», d’honorer la mémoire du «juste». La mémoire de son enfant bien-aimée. Qu’elle repose en paix.
On ne peut que s’incliner devant l’attitude digne de ce père meurtri qui n’a évoqué, à aucun moment, le sentiment de vengeance ou manifesté un quelconque triomphalisme. «Un père... réconcilié.»
La justice est une conséquente de la raison. Et la raison n’a pas d’état d’âme. C’est pourquoi l’homme ne peut pas être juge et partie, étant un potentiel conflictuel où l’émotionnel peut entraver son objectivité et fausser l’évaluation intrinsèque des faits. On évoque souvent, dans les procès, des circonstances atténuantes, des légitimes défenses, des appréciations politico-circonstancielles personnelles, etc. De quoi grimer la vérité elle-même. Et cela... en parfaite connaissance de cause.
Cette pratique est une atteinte aux «droits de l’homme», aux droits du coupable lui-même. C’est une manière de le soustraire à une justice qui peut l’aider à se reconstruire, lui éviter une récidive et reprendre, ainsi, une vie de citoyen à part entière. Les délits commis à un rythme effrayant sont une conséquence directe d’une justice défaillante.
Le problème d’une société sans repères se pose alors.
La justice ne peut, en aucun cas, être relativisée. Elle relève de l’éthique et des Dix Commandements. Les Dix Commandements sont les lois fondamentales de la «Constitution» du monde et de tout l’univers, afin d’empêcher l’homme de dévorer l’homme, de se dévorer lui-même et de dévorer ce qui reste de notre humanité.
À l’attention de ceux qui décident de nos vies et de nos destinées, ici et de par le monde, voici les trois repères qui constituent la conscience universelle: amour, raison et justice.
Les accords parfaits.

Noha M. Gemayel INGEA

«Justice de ce monde», loi civile, que nombre de régimes politiques pratiquent, jusqu’au châtiment suprême. Alors que la justice divine n’est pas de ce monde. La nature commet des injustices à l’adresse de l’homme déjà à sa naissance qui demeurent sans explication ni justification pour la raison...
 
هذه هي ارادة الله - مكتوب ومقدر
Une justice de ce monde, tout de même limitée, dont les mystères de l’Absolu lui interdisent de s’affranchir. D’où le point d’interrogation à la justice divine qui devrait être à l’abri de toute atteinte à son concept et à sa mission, pour mériter d’être justice, selon l’entendement humain qui s’inspire, principalement, du rationnel.Pour aller au-delà de la « justice de ce monde », la loi civile affronte l’Absolu par l’absurde, pour...
commentaires (1)

Je suis d'accord avec vous Madame: justice doit etre rendue, d'abord pour la partie civile et, ensuite, pour sevir d'exemple aux autres potentiels criminels afin de les dissuader a commettre des delits, des plus petits aux plus grands... Cependant, je suis contre la peine de mort (comme dans le cas que vous citez du temps du President Hraoui) pour deux raisons; 1-Parfois il n'y a pas assez de preuves et un innocent peut etre execute par erreur. Imaginez l'INJUSTICE! 2-Dans le cas de malades mentaux (psychopathes, pedophiles, etc....), ces gens-la devraient ete traites meme si leurs crimes envers des enfants sont abominables (ce sont des gens malades dont la pulsion depasse leur cote rationnel.onc, ils ne le font pas VOLONTAIREMENT). 3-Personne au monde n'a le droit d'arracher une vie a quelqu'un, a part Dieu. Le meurtrier, croyez-moi, souffrira beaucoup plus s'il est condamne a prison a perpetuite avec travaux forces. N'oubliez pas aussi que, pendant ce temps, il aurait eu le temps de reflechir et pourrait se reconvertir.... D'ailleurs, la plupart d'entre eux, quand ils sortent de prison, se suicident, ce qui est pire que d'etre execute.... En conclusion, je crois, qu'au Liban, beacuoup de lois devraient etre reexaminees et changees tres serieusement...

Michele Aoun

14 h 37, le 23 septembre 2013

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Commentaires (1)

  • Je suis d'accord avec vous Madame: justice doit etre rendue, d'abord pour la partie civile et, ensuite, pour sevir d'exemple aux autres potentiels criminels afin de les dissuader a commettre des delits, des plus petits aux plus grands... Cependant, je suis contre la peine de mort (comme dans le cas que vous citez du temps du President Hraoui) pour deux raisons; 1-Parfois il n'y a pas assez de preuves et un innocent peut etre execute par erreur. Imaginez l'INJUSTICE! 2-Dans le cas de malades mentaux (psychopathes, pedophiles, etc....), ces gens-la devraient ete traites meme si leurs crimes envers des enfants sont abominables (ce sont des gens malades dont la pulsion depasse leur cote rationnel.onc, ils ne le font pas VOLONTAIREMENT). 3-Personne au monde n'a le droit d'arracher une vie a quelqu'un, a part Dieu. Le meurtrier, croyez-moi, souffrira beaucoup plus s'il est condamne a prison a perpetuite avec travaux forces. N'oubliez pas aussi que, pendant ce temps, il aurait eu le temps de reflechir et pourrait se reconvertir.... D'ailleurs, la plupart d'entre eux, quand ils sortent de prison, se suicident, ce qui est pire que d'etre execute.... En conclusion, je crois, qu'au Liban, beacuoup de lois devraient etre reexaminees et changees tres serieusement...

    Michele Aoun

    14 h 37, le 23 septembre 2013

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