Deux études récentes sont venues confirmer la fragilité de l’économie française et son déclin relatif. La première est le palmarès du Forum économique de Davos sur la compétitivité qui relègue la France à la 23e place, un recul de douze rangs par rapport à 2005. Sur la même période, l’Allemagne – qui est à tort ou à raison le point de comparaison incontournable pour tous les pays de la zone euro – est passée de la 6e à la 4e place. Il est convenu de critiquer ce genre de classement qui agrège des indicateurs fort disparates. Mais aussi insuffisante soit-elle, la méthode est la même pour tous. On notera tout de même la première place de la France en ce qui concerne la maîtrise de l’inflation, ce qui n’est pas rien, ainsi que pour l’efficacité de la lutte contre la malaria ! Passons à la seconde étude, aux bases analytiques plus solides, publiée par le FMI à l’occasion de la récente réunion du G20. Là, il n’est pas question de classer les pays mais d’évaluer leurs grands équilibres macroéconomiques. Le FMI se livre à ce genre d’exercice depuis 2010 en examinant trois sujets : les soldes extérieurs, les comptes publics et l’endettement privé. Sans surprise, la France est épinglée sur les deux premiers. Le déséquilibre extérieur est certes supposé se réduire à terme, mais moins par une amélioration de la compétitivité (le FMI se montre d’ailleurs sceptique sur les effets du récent crédit d’impôt) que par la faiblesse de la demande intérieure. Le problème est que la faiblesse de la demande aggrave l’autre déséquilibre, celui des finances publiques. Le taux d’endettement public continue de monter, approchant 95 % du PIB. Les trajectoires de dette furent longtemps similaires en France et en Allemagne, ce qui n’est plus le cas depuis 2011 (l’écart avoisinera près de 20 points de PIB l’an prochain). Face à ce déclassement français, les commentaires publics venant des institutions européennes relèvent davantage de l’understatement que de la critique brutale. Quant aux investisseurs, ils sont assez rassurés de voir que le sort de la zone euro est entre les mains de Mario Draghi et d’Angela Merkel pour ne pas s’inquiéter de voir la France aller lentement à la dérive.
Deux études récentes sont venues confirmer la fragilité de l’économie française et son déclin relatif. La première est le palmarès du Forum économique de Davos sur la compétitivité qui relègue la France à la 23e place, un recul de douze rangs par rapport à 2005. Sur la même période, l’Allemagne – qui est à tort ou à raison le point de comparaison incontournable pour tous les pays de la zone euro – est passée de la 6e à la 4e place. Il est convenu de critiquer ce genre de classement qui agrège des indicateurs fort disparates. Mais aussi insuffisante soit-elle, la méthode est la même pour tous.On notera tout de même la première place de la France en ce qui concerne la maîtrise de l’inflation, ce qui n’est pas rien, ainsi que pour l’efficacité de la lutte contre la malaria ! Passons à la seconde...
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