Vue de la conférence : Colette Naufal entourée d’Alice Eddé et de Joumana Hatem. Photo Michel Sayegh
Les films de la 13e édition seront « parmi les plus riches en quantité et en qualité d’œuvres d’auteurs, malgré la situation sécuritaire instable », a déclaré Colette Naufal, directrice du festival, lors de la conférence de presse tenue à l’hôtel Le Gray.
Avec 77 films, deux compétitions et un panorama international riche, le Festival du film international de Beyrouth sera inauguré avec Gravity, un thriller de l’espace du Mexicain Alfonso Cuarón, avec George Clooney et Sandra Bullock, qui a également fait l’ouverture du Festival du film de Venise au mois d’août. Ce film sera projeté en collaboration avec Warner Liban – Joseph Chacra and Sons. Le festival sera clôturé avec The Immigrant de James Gray, interprété par Marion Cotillard et Joaquin Phoenix.
Naufal a indiqué que les 77 films de cette année sont répartis sur huit catégories, dont, tout comme l’année dernière, deux compétitions : les courts métrages et les documentaires du Moyen-Orient. Les six autres catégories sont « Panorama », « Lebanese Corner », « Human Rights Watch », des films sur les droits de l’homme, « Culinary Films » et « Kids’ Corner », en plus de la rétrospective Sokurov.
Colette Naufal a noté que « cette année a vu une quantité de productions de haut niveau de jeunes réalisateurs provenant du Golfe et surtout d’Égypte malgré les événements qui s’y déroulent. Quant à la production libanaise (une vingtaine), un vivier de jeunes créateurs très prometteurs a émergé ».
Panorama international
Elle a également promis que l’édition de cette année « donnera au public libanais la chance d’assister à un éventail riche de films très populaires dans les festivals arabes et internationaux. Même si quelques-uns ont fait leur sortie l’année passée ou même avant, nous avons décidé de les inclure dans le programme du festival, parce que nous sommes convaincus qu’ils le méritent bien ».
Ainsi, dans la section « Panorama » du BIFF 2013 sont projetés 28 films, notamment All is Lost de J.C. Chandor, avec Robert Redford pour acteur principal ; Mud de Jeff Nichols, avec Mattew McConaughey ; Trois mondes de Catherine Corsini et Jimmy P., qui est une adaptation de La Psychothérapie d’un Indien des plaines du Français George Devereux ; An Episode in the Life of an Iron Picker de Danis Tanović, qui a remporté le Grand Prix du jury au Festival de Berlin en février dernier.
La section comprend aussi un court métrage libanais de 5 minutes par Marwan Kassis baptisé Fi Khabar Kana et un autre court métrage, Es Ist Wie Es Ist (Elle est ce qu’elle est), où la réalisatrice libanaise vivant en Allemagne, Myrna Maakaron, dépeint le portrait intime d’une femme de Berlin qui a conservé sa joie de vivre malgré les nombreux malheurs et tragédies.
Le réalisateur iranien Mohsen Makhmalbaf présente une production sud-coréenne dans Ongoing Smile et son compatriote Jafar Panahi présentera également au public libanais son nouveau film Pardé (Rideaux tirés), qui a remporté l’Ours d’argent du meilleur scénario au Festival du film de Berlin. Ce film est considéré le prolongement de son film précédent, Ceci n’est pas un film, qui a été tourné clandestinement aussi. Sans oublier Miele de Valeria Golino, Attenberg, Calm at Sea de Volker Schlöndorff, ou encore l’Arménien Nigol Bezjian, qui évoque la question arménienne dans I Left my Shoes in Istanbul, alors que Milk, Carnation and a Godly Song tourne autour du fameux poète arménien Daniel Varoujan.Trois grandes soirées de gala s’inscrivent au programme, dont le film Valley of Tears de Marianne Zehil.
En compétition...
Quant aux documentaires et courts métrages, ils seront en compétition et jugés par un jury composé du producteur et réalisateur Nigol Bezjian, de la rédactrice en chef web et médias sociaux de la chaîne Future Television (FTV), de la productrice de documentaires Diana Moukalled, ainsi que de la directrice de la création / partenaire associée à Firehorse, Mouna Mounayer. Sept films sont en compétition dans la première catégorie : Mina al-Atma par Sonia Habib, Dakhalt Marra el-Jneineh du Libanais Jean Hatem, Sutra des Français Stephane Allegret et Catherine Dirand, et la Franco-Libanaise Maria Boulos, Bedouin Woman du Kurde Hashim al-Efari, Broken Border du réalisateur kurde Keywan Karimi, Feeding 500 de l’Émirati Rafid al-Harthi, Crop de Johanna Domke (Allemagne) et Marouan Omara (Égypte).
Tandis que la compétition des courts métrages du Moyen-Orient projette 16 films, dont quatre par des réalisateurs libanais, quatre par des Égyptiens, trois par des Irakiens, en plus de deux films saoudiens, un émirati, un tunisien et un turc. Des prix seront décernés aux premier, deuxième et troisième meilleurs films de cette catégorie, en plus du prix spécial du jury.
Les films de cette catégorie sont les suivants : Kaliloun Mina el-Chay de Ali Shiran, Éternité d’amour de Mike Malajalian, Wahabtouka al-Moutaa de Farah Shaer, Memex de Gaëlle Sassine (Liban) ; Sanctity par la Saoudienne Ahd Kamel, Scrap par le Saoudien Bader el-Hommoud, Tlat Shamaat par l’Égyptien Ahmad Fouad, Sidhom par l’Égyptien Mina Nabil, Sihr el-Farasha par l’Égyptien Romany Saad, Bagdad Messi par le réalisateur irakien Sahim Omar Kalifa, Bobby par le Tunisien Mehdi el-Barsaoui, Deira par l’Égyptien Kamal el-Mallakh, Khayal par l’Irakien-Kurde Kamiran Betasi, Samaka Barriya de l’Irakien Odai Manea, Al-Rihla par l’Émiratie Hanaa Makki et Patika du réalisateur français-turc Onur Yagiz .
Le « Lebanese Corner » a été consacré aux courts métrages qui ne font pas partie de la compétition. Il comprend 10 films de jeunes réalisateurs libanais.
Au programme aussi une rétrospective d’Alexander Sokurov consacrée à la tétralogie du réalisateur russe.
Le programme du festival propose, pour la deuxième année consécutive, une section pour les droits de l’homme sous le titre de « Human Rights Watch », organisée en collaboration avec le département des festivals à Human Rights Watch... Cette section comprendra cinq films, dont le plus important est Khamas Kamerat Muhattama (5 caméras brisées) par le Palestinien Emad Burnat, avec la participation de l’activiste pacifiste israélien Guy Davidi.
Enfin, pour la troisième année consécutive, le BIFF comprend une « section films culinaires » qui vise, selon Naufal à « sensibiliser le public à l’environnement et montrer comment l’être humain contribue à détruire la qualité de la nourriture qu’il consomme ».
Le festival n’a pas non plus négligé ses petits. Le Kid’s Corner est programmé par l’actrice libanaise qui vit actuellement en Allemagne Myrna Maakaron.
Naufal a déclaré : « Nous avons tenu à ce que cette section soit disponible cette année afin de donner la chance au plus grand nombre d’enfants de regarder ces films, dont deux seront projetés le samedi et les deux autres le dimanche. »
Les billets seront en vente à partir du 27 septembre au Planète Abraj entre 16h et 22h. Le prix du billet est de LBP 5 000 pour les projections régulières et 10 USD pour les projections spéciales. Tout comme l’an dernier, le Festival Pass (20 USD) permettra à son détenteur d’assister à tous les films projetés durant les sept jours du festival.
Pour plus d’informations, appeler le 70/141843 ou 01/292192 (Planète Abraj), 16h-22h. E-mail :
info@beirutfilmfestival.org ou visitez le site web du festival : www.beirutfilmfestival.org
C.K.


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