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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Victimes du divorce
Un couple décide de mettre fin à leur mariage parce qu’ils sont dans l’impossibilité de s’entendre. Ils divorcent sans tenir compte de la présence de leurs enfants. À ce stade les enfants feront face à beaucoup de problèmes psychiques et sociaux.
Du côté psychique, ils sentent la solitude, ils deviennent agressifs, peut-être aussi qu’ils nuiront à des enfants de leur âge dans leur refus de leur situation. Ils essaient de se venger de leurs parents en allant parfois jusqu’au crime ou en commettant des actes répéhensibles comme le vol ou la tentation du suicide.
Socialement, ils se trouvent dans une situation où les deux parents les ont négligés, les plaçant dans un orphelinat sous prétexte que chacun d’eux va fonder une nouvelle famille. À l’orphelinat, ils vont trouver une famille pour les adopter mais même si cette famille leur réserve un accueil chaleureux, ils ne vont pas recevoir la même tendresse que celle accordée jadis par leurs parents. Il est conseillé aux couples de réfléchir à deux fois avant de prendre une décision qui peut détruire complètement leurs enfants. Il est préférable de se sacrifier au lieu de détruire une vie d’enfant.

Ghinwa KURDI

Tous enfants de Dieu
Ce n’est que la deuxième fois que je viens dans votre très beau pays Et je me sens vraiment très proche du peuple libanais.
Nous avons fait le déplacement pour assister au temps de jeûne et de prière demandé par le pape pour que partout en Syrie comme ailleurs la guerre cesse. Nous n’avons pas fait notre valise sous le couvert de menaces éventuelles parce que nous sommes profondément solidaires de tout ce qui se passe dans ce pays déjà fragilisé par la guerre. Oui, il y a peut-être quelques Français qui ont voulu rester et j’en fais partie. Parce que, peut-être aussi, c’est dans la souffrance que l’on reconnaît vraiment ses amis. Je prie de tout mon cœur pour que la paix l’emporte sur la guerre et la justice sur la persécution. Et je me demande quelque part quand est-ce que l’homme comprendra que sans l’unité rien n’est possible. Je ne comprends pas le sens de toutes ces guerres car nous prions le même Dieu. Et que la seule issue possible, c’est de reconnaître nos richesses dans nos différences, que nous avons tous été créés à l’image de Dieu et que nous avons tous du prix aux yeux de Dieu. Je l’expérimente tous les jours dans mon travail d’accompagnement des malades à l’hôpital. Alors oui, Il y a des Français qui ne se laissent pas toucher par les messages alarmistes des ambassades et qui ont au plus profond de leur cœur un vrai désir de paix et d’unité pour le monde.

Myriam Doin ARNOLD
Aumônier des hôpitaux
à Montpellier
Membre de l’association
Terre de Dieu

Milices ou hordes ?
C’est en 1688 que l’on commence à lever des milices. On réunit une vingtaine de bataillons d’hommes mal vêtus, mal équipés, mal commandés, qui sont employés en Catalogne ou en Italie à des services auxiliaires. On voit pourtant, c’est l’exception, à Staffarde un petit corps de milices prendre part à l’action. Et si la Ligue des droits de l’homme dénonce, à travers l’ histoire, une tentative de légalisation des milices, vu que le danger venait des dérives, certains ont toujours considéré que même s’il existe une police nationale ou des polices municipales qui peuvent faire de la surveillance et distribuer des PV, quelques-unes de ces fonctions régaliennes devaient rester aux mains de professionnels agissant dans le cadre de certaines procédures. Mais le risque, c’est de voir des personnes, même bien intentionnées au départ comme dans les pays anglo-saxons, commencer à faire régner leur loi dans leur quartier. Le chevalier blanc peut très bien se muer en chevalier noir et devenir un problème. Tel est le cas au Liban, à l’ère de la guerre civile et après que certaines milices eurent été dissoutes en 1990. Des agences privées de sécurité ont alors vu le jour pour protéger banques et autres instituts de commerce, tandis que dans d’autres régions, au sud par exemple, on voyait naître une véritable armée bien organisée et financée par l’Iran. Aujourd’hui, et après les événements tragiques de la banlieue sud et le retour de jeunes civils qui contrôlent passants et automobilistes et ou la police de l’État se tient prudemment à l’écart, sommes-nous tenus d’accepter le fait accompli ou bien sommes-nous en train d’accueillir à bras ouverts une nouvelle guerre civile ? Espérons que non.

Antoine SABBAGHA

Une cour de sages ?
C’est le temps de la rentrée scolaire. Les élèves entament la nouvelle année munis de tablettes, livres, cahiers et fournitures diverses. Les parents accompagnent le processus pédagogique en conseillant leurs enfants sur la conduite à suivre. Il y a pourtant un espace d’apprentissage d’un genre nouveau. Il vient d’être inauguré pour une équipe internationale d’élites spécialisées en « contrôle de situations extrêmes ». L’objectif est de former des personnes hautement qualifiées politiquement pour leur permettre de gérer efficacement des tensions émotionnelles extrêmes. On y enseigne spécifiquement : l’observation ciblée, l’écoute, la réflexion, le respect des différences entre les hommes avant l’expression du mot choisi à la bonne place et l’installation du silence marquant le non-dit. La phase finale s’achèverait par un simple feu vert ou rouge, indiquant la permission de se présenter comme candidat aux plus hautes responsabilités de son pays et en particulier à la direction d’une nation. Les cours théoriques ne font pas partie du cursus. Les urgences dues à tant de mauvaises décisions ne laisseront place qu’aux exercices pratiques proposés. Ils serviront à tester, évaluer les capacités, faiblesses, blocages, paniques des personnalités concernées.
Un seul prérequis qui pourrait provoquer chez certains participants le refus de s’inscrire : en cas d’échec, les nom et prénom du candidat devraient être rendus publics.
Devra t-on attendre la résurrection des grands philosophes grecs et arabes pour que l’heure de la cour des sages sonne à nouveau ? Ou bien ne doit-il nous rester que la récréation balbutiante et chaotique des « grands » ?
Joe ACOURY
Victimes du divorceUn couple décide de mettre fin à leur mariage parce qu’ils sont dans l’impossibilité de s’entendre. Ils divorcent sans tenir compte de la présence de leurs enfants. À ce stade les enfants feront face à beaucoup de problèmes psychiques et sociaux.Du côté psychique, ils sentent la solitude, ils deviennent agressifs, peut-être aussi qu’ils nuiront à des enfants de leur âge dans leur refus de leur situation. Ils essaient de se venger de leurs parents en allant parfois jusqu’au crime ou en commettant des actes répéhensibles comme le vol ou la tentation du suicide.Socialement, ils se trouvent dans une situation où les deux parents les ont négligés, les plaçant dans un orphelinat sous prétexte que chacun d’eux va fonder une nouvelle famille. À l’orphelinat, ils vont trouver une famille pour...
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