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Culture - Exposition

L’Antiquité revisitée par le pinceau contemporain de Marco Ceravolo

Accrochées aux cimaises de la galerie Pièce unique jusqu’au 5 octobre, une vingtaine de toiles en techniques mixtes, signées Marco Ceravolo, un artiste contemporain italien, distillent un mystérieux parfum d’éternité...

L’artiste posant devant l’une de ses œuvres chez Pièce unique.

Dans ses peintures, il convoque les mânes des matrones romaines, des déesses grecques, des princesses étrusques qu’il fait trôner – souvent en cénacle – au centre de compositions, paradoxalement, d’une extrême contemporanéité.
Puisant dans l’Antiquité comme dans la Renaissance les thèmes et sujets de ses tableaux en techniques mixtes, Marco Ceravolo rend dans ses œuvres tout aussi bien hommage à la puissance féminine – «Je suis convaincu que ce sont les femmes qui détiennent en réalité le pouvoir», affirme cet artiste italien – qu’aux artistes de son pays qui l’ont influencé. Et cela va de Giotto et Piero della Francesca aux fameux Mario Sironi et Alberto Burri du XXe siècle.
Architecte de formation, Marco Ceravolo, né en 1962 à Bergamo, dans le nord de l’Italie, a commencé très jeune à peindre et à exposer. Dès l’âge de 15 ans en fait. Peintre autodidacte, il débute par l’abstrait avant de se tourner, graduellement mais sûrement, vers un figuratif assez architecturé, après avoir tâté de l’hyperréalisme. C’est ainsi qu’il s’adonnera durant de nombreuses années aux personnages hiératiques. Essentiellement des figures féminines altières et atemporelles qui transparaissent au travers de sortes de bandes de couleurs verticales recouvrant leurs silhouettes et dissimulant partiellement leurs traits, à la manière de ces portraits ébréchés émergeant d’antiques fresques murales. Il revisite aussi, d’un pinceau innovant, les statutaires gréco-romains antiques qu’il replace, avec une certaine dose de provocation, dans de nouveaux plans de perception.

Un certain goût
du secret...
En émule de Dan Brown auquel il dispute picturalement son goût pour les énigmes, Ceravolo parsème ses toiles de mystérieuses évocations, d’éléments secrets, de messages sous-jacents qui ne se dévoilent au regard – initié? – que sous un angle particulier ou une attention appuyée.
Mais dans la sélection d’œuvres qu’il offre à voir au cours de cette exposition – organisée par l’ambassade d’Italie et l’Institut culturel italien en collaboration avec Solidere à la galerie Pièce unique* – il y a également des paysages d’une silencieuse beauté. Sans aucune trace humaine. Des vues crépusculaires ou nocturnes; des marines «construites» par bandes horizontales de sable, de gaze et de peinture; des champs découpés en plages de couleurs ocre-terre intercalées de morceaux de jute... Autant de lieux imaginaires et poétiques qui ne représentent aucun site précis sans s’éloigner pour autant de paysages familiers.
Bref, une nature décomposée en masses de matières (tissus à motifs, jute, soie, gaze, papiers, plâtre, écorce de bois ou encore sable...), de formes et de couleurs «à la géométrie instable», assure-t-il. C’est-à-dire une architecture non symétrique, aux matières évoluant avec le temps et aux différentes couches de perception.

*Saïfi Village, rue Ariss Kanafani. Horaires d’ouverture : du lundi au samedi, de 11h à 18h.
Dans ses peintures, il convoque les mânes des matrones romaines, des déesses grecques, des princesses étrusques qu’il fait trôner – souvent en cénacle – au centre de compositions, paradoxalement, d’une extrême contemporanéité. Puisant dans l’Antiquité comme dans la Renaissance les thèmes et sujets de ses tableaux en techniques mixtes, Marco Ceravolo rend dans ses œuvres tout aussi bien hommage à la puissance féminine – «Je suis convaincu que ce sont les femmes qui détiennent en réalité le pouvoir», affirme cet artiste italien – qu’aux artistes de son pays qui l’ont influencé. Et cela va de Giotto et Piero della Francesca aux fameux Mario Sironi et Alberto Burri du XXe siècle. Architecte de formation, Marco Ceravolo, né en 1962 à Bergamo, dans le nord de l’Italie, a commencé très jeune à...
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