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Économie - Marché De L’Immobilier

Le marché s’essouffle

Depuis plusieurs semaines, le marché immobilier de Beyrouth se trouve dans une phase de morosité aiguë. Ce n’est pas une surprise ! Comme plusieurs secteurs de l’économie locale, l’immobilier n’est pas en grande forme.
Le moral des ménages, des entreprises et des investisseurs est plombé par la situation militaire régionale et l’absence de gouvernement. Le marché a besoin de signes positifs et d’un climat de confiance. Pour l’instant, il n’en est rien.
Ainsi, l’été 2013 a été l’un des pires depuis six ans. Au cours des derniers jours, l’intérêt des acheteurs pour des logements neufs a été au point mort. Les facteurs d’une réelle reprise du secteur à court terme sont toujours absents.
Où sont passés les acheteurs ? Le nombre de ventes ne cesse de se réduire. Le phénomène n’est pas récent mais il a pris dernièrement une ampleur importante. Les candidats à l’accession à la propriété se font rares. Les Beyrouthins, inquiets de la dégradation du pays, attendent fermement une baisse des prix. Les acquéreurs potentiels ont pris conscience que le secteur est dans une phase de turbulences. En achetant maintenant, ils ont peur de passer à côté d’une baisse des prix dans les mois à venir. Le contexte sécuritaire et les perspectives les incitent à la prudence.
La location de magasins est également figée. Toutes les destinations commerciales sont affectées. Ainsi, de très belles boutiques rue Allenby, à Bab Idriss et rue de Verdun ne trouvent pas preneurs depuis plusieurs mois. Idem le long de la rue Hamra où un fast-food vient de mettre la clé sous la porte seulement six mois après son ouverture. La raison en est simple ; les loyers n’ont jamais été aussi éloignés de la réalité économique. La multiplication des locaux vacants devient de plus en plus inquiétante. Il est urgent que les propriétaires réalisent qu’il est grand temps de s’adapter et de baisser leurs prix.
Le marché foncier de Beyrouth a souvent été en marge des instabilités passées du secteur immobilier. Heureusement, les investisseurs sont toujours là et la dynamique n’est pas encore cassée. Les promoteurs restent à l’écoute des opportunités qui peuvent se présenter mais pas à n’importe quel prix. Toutefois, devant l’arrêt des ventes des logements neufs, beaucoup préfèrent tergiverser afin d’obtenir un prix séduisant. Dans le cas contraire, ils ne prendront aucun risque d’acquérir de nouvelles parcelles et de s’engager dans de nouveaux projets.

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Depuis plusieurs semaines, le marché immobilier de Beyrouth se trouve dans une phase de morosité aiguë. Ce n’est pas une surprise ! Comme plusieurs secteurs de l’économie locale, l’immobilier n’est pas en grande forme.Le moral des ménages, des entreprises et des investisseurs est plombé par la situation militaire régionale et l’absence de gouvernement. Le marché a besoin de signes positifs et d’un climat de confiance. Pour l’instant, il n’en est rien. Ainsi, l’été 2013 a été l’un des pires depuis six ans. Au cours des derniers jours, l’intérêt des acheteurs pour des logements neufs a été au point mort. Les facteurs d’une réelle reprise du secteur à court terme sont toujours absents.Où sont passés les acheteurs ? Le nombre de ventes ne cesse de se réduire. Le phénomène n’est pas récent...
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