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Liban

Charbel distingue entre autosécurité et police municipale partisane

« L’État libanais rejette catégoriquement le concept d’autosécurité. L’érection de barrages, l’organisation de patrouilles et les opérations de fouilles incombent uniquement aux services de l’ordre et aux forces militaires et non à un parti ou à un groupe précis. »
C’est ce qu’a déclaré hier le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, lors d’une conférence de presse tenue avant la réunion du Conseil central de sécurité.
Le ministre, qui s’est attardé sur le rôle « complémentaire » de la police municipale exhortée à soutenir les forces de l’ordre dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans le pays, a tenu à préciser le cadre dans lequel s’inscrit le rôle des autorités locales et la problématique de leurs affinités politiques.
« Si les habitants d’une localité donnée sont affiliés à un parti politique précis ou sympathisent avec une formation quelconque, ils vont par conséquent élire un président de municipalité et des membres issus de ce même parti. Où trouver alors les unités de la police et les gardes municipaux ? Doit-on les faire venir de Suisse ? » a ironisé le ministre. À ce propos, M. Charbel a précisé que les lois libanaises n’empêchent pas un citoyen partisan de remplir ses devoirs sur le plan local, notamment s’il est membre de la police ou de la garde municipale.
« Les mesures que nous avons prises pour redynamiser le rôle de la police municipale ne signifient aucunement l’autosécurité, mais un soutien qui doit être apporté aux services de l’ordre et aux forces militaires pour préserver la stabilité et faire face aux défis en cette période, de sorte que chaque habitant devienne en quelque sorte un agent de l’ordre sur le plan local. »
Et de poursuivre : « Les plaintes que nous avons reçues sur la possibilité de voir des membres d’un parti infiltrer les rangs de la police locale sont infondées. Toutefois, j’ai demandé à toute personne désireuse de rejoindre les rangs de la police municipale de soumettre, conformément à la loi, son casier judiciaire, qu’elle soit partisane ou pas. »
Évoquant par ailleurs la question de la protection des sièges abritant les représentations diplomatiques, un sujet qui figurait à l’ordre du jour des débats du Conseil central de sécurité, le ministre a exprimé la détermination de l’État à faire avorter toute tentative d’agression contre n’importe quelle ambassade sur le territoire libanais, « la sécurité des ambassades étant étroitement liée à la sécurité du Liban et à sa réputation », a-t-il dit.
Il a cependant précisé que les autorités concernées prendront en considération la spécificité de certaines représentations qui pourraient être plus exposées aux risques que d’autres.
Autre dossier à l’ordre du jour de la réunion, a indiqué le ministre, l’examen du retrait des éléments des Forces de sécurité intérieure chargés de la protection des personnalités politiques, sécuritaires ou judiciaires. Ce sujet, a souligné M. Charbel, sera soumis à un comité spécialisé qui planchera sur les dossiers de l’ensemble des personnes concernées par ces mesures additionnelles, de manière à pouvoir procéder au retrait des membres des FSI qui leur sont affectés pour les réintégrer au ministère, « d’autant que la protection des personnalités n’incombe pas aux FSI mais à la Sûreté de l’État qui est rattachée à la présidence du Conseil », a-t-il dit.
Par ailleurs, les membres du conseil chargé de l’action municipale au sein du parti Kataëb se sont réunis hier pour discuter des mesures à prendre, en vue de la redynamisation de la police municipale, sur base du principe de la décentralisation administrative. Les participants ont salué la décision prise par la municipalité de Beyrouth d’installer des caméras de surveillance supplémentaires, exprimant leur souhait de voir cette décision généralisée à l’ensemble des régions.
« L’État libanais rejette catégoriquement le concept d’autosécurité. L’érection de barrages, l’organisation de patrouilles et les opérations de fouilles incombent uniquement aux services de l’ordre et aux forces militaires et non à un parti ou à un groupe précis. »C’est ce qu’a déclaré hier le ministre sortant de l’Intérieur, Marwan Charbel, lors d’une conférence de presse tenue avant la réunion du Conseil central de sécurité. Le ministre, qui s’est attardé sur le rôle « complémentaire » de la police municipale exhortée à soutenir les forces de l’ordre dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans le pays, a tenu à préciser le cadre dans lequel s’inscrit le rôle des autorités locales et la problématique de leurs affinités politiques. « Si les habitants d’une...
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