« Le PSP ne souhaite pas prendre position dans son éditorial hebdomadaire, en attendant de voir ce qu’il adviendra des frappes militaires (contre la Syrie) et en espérant que leurs effets sécuritaires et chimiques n’atteindront pas le Liban, étant donné que le régime syrien risque d’impliquer le pays dans cette crise qui ne cesse de s’exacerber. » C’est ce que M. Joumblatt a déclaré hier dans son éditorial du lundi au Anba’, organe de son parti, mais non sans avoir auparavant tourné en dérision l’ensemble des analyses et des commentaires politiques locaux au sujet des menaces d’intervention militaire occidentale en Syrie, en signe de représailles à l’emploi d’armes chimiques dans la Ghouta de Damas.
Sarcastique, il a ainsi indiqué que s’il ne veut pas prendre position, « c’est pour ne pas perturber la plénitude et la perspicacité des grands stratèges locaux et pour confirmer le droit des Libanais à prendre connaissance de tous les points de vue politiques et militaires, aussi superficiels ou loufoques soient-ils ». « La majorité des pôles de la classe politique libanaise, avec ses nombreuses branches au Liban et aux quatre coins du monde, sont devenus des géostratèges et se sont élevés au rang de ceux qui planifient, réfléchissent et interprètent les changements majeurs et exceptionnels au Moyen-Orient », a ironisé M. Joumblatt, en déplorant, toujours sur le ton du sarcasme, le fait que ces mêmes personnes « ne tiennent pas compte de l’afflux grandissant des réfugiés syriens au Liban, du déficit budgétaire, du fait que le Liban est depuis plusieurs années sans budget, de la corruption et de la détérioration administrative, des empiètements sur les biens-fonds maritimes, de la non-informatisation de la CNSS, de l’absence d’une nouvelle politique fiscale ascendante et d’une étude objective et scientifique de l’échelle des salaires, loin des positions populistes ». Ce désintérêt s’explique, toujours selon lui, par le fait que « la plupart de ces pôles politiques ont transformé leurs chambres à coucher et salles de bains en chambres d’opérations dont certaines sont liées au Pentagone et d’autres à des chambres d’opérations régionales et qu’elles attendent devant les écrans de leurs radars le lancement du premier missile (...). Elles se placent au-dessus des détails stupides et futiles que sont les questions qui intéressent les Libanais ».


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"SACRÉ" MYSTER(y) GOUPIL !
14 h 08, le 10 septembre 2013