« Impliquer le Liban dans la crise (syrienne) est une erreur, voire un péché, un crime contre la patrie et les citoyens », a lancé M. Pharaon dans une déclaration. « La balle est dans le camp du Hezbollah, a-t-il ajouté. C’est lui qui est en mesure d’instaurer la stabilité au Liban, après s’être retiré de Syrie et avoir décidé de s’occuper des affaires libanaises. »
Il faut que le Hezbollah « retourne dans la cour libanaise et se mette à se comporter comme un parti politique au même titre que les autres formations », a-t-il dit.
Pour M. Pharaon, le Hezbollah et le Courant patriotique libre « ne sont pas soucieux des intérêts et des problèmes des gens ». « Au contraire, ils entravent la formation d’un nouveau gouvernement et œuvrent au maintien du cabinet sortant parce que cela sert leurs intérêts ».
« Il est à présent devenu clair que la capacité d’influence du général (Michel) Aoun sur son allié est très limitée », a poursuivi le député de Beyrouth, estimant que l’ampleur du soutien qu’accordent au général Aoun ses partisans « recule ».
« Il (le chef du CPL) est invité à reconsidérer sa politique à présent que certains de ses ministres ont profité de la couverture du Hezbollah pour se livrer impunément à des abus aux dépens de l’intérêt du pays et des gens », a-t-il lancé, mettant l’accent sur la nécessité pour toutes les parties libanaises de « se ranger aux côtés du président de la République et de soutenir unanimement les principes qu’il défend ».
La frappe militaire occidentale en Syrie est « inéluctable », a-t-il par ailleurs estimé. Le président américain Barack Obama « ne peut plus reculer car la crédibilité des États-Unis sur le problème des armes chimiques est en jeu », a-t-il dit, notant cependant que l’objectif de la frappe est de « punir » le président syrien Bachar el-Assad et non pas de le « renverser ».
Selon lui, les effets directs de la frappe sur le Liban sont minimes, même si les retombées indirectes sont importantes. « Il n’est pas de l’intérêt du Hezbollah et de l’Iran d’ouvrir une nouvelle confrontation (avec Israël) au Liban-Sud ou de remettre en question la résolution 1701, car l’objet de leurs préoccupations se trouve actuellement sur la scène arabe intérieure », a-t-il souligné.


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