Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 40 millions de dollars fin mai, contre un excédent d’environ 491 millions au cours de la même période de l’an dernier, enregistrant ainsi une baisse de 92 % sur un an. En termes relatifs, le solde primaire est ainsi passé de 9,4 à 0,7 % du total des dépenses publiques.
Les dépenses augmentent...
Dans les détails, les dépenses publiques ont augmenté de 10,9 % au cours des cinq premiers mois de l’année, à 5,81 milliards de dollars, contre 5,23 milliards un an plus tôt. Cette hausse est surtout le résultat d’une hausse de 43,4 % des dépenses du Trésor. Notons qu’au niveau des dépenses budgétaires, les dépenses courantes ont également augmenté (+6,2 %) fin mai, pour s’établir à 2,9 milliards de dollars. Les transferts à Électricité du Liban (EDL) ont quant à eux diminué de près de 7 % à 870 millions de dollars. Le service de la dette a, lui, légèrement augmenté sur un an (+2,7 %), à 1,6 milliard de dollars, contre 1,5 milliard un an plus tôt.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, celles-ci ont totalisé 1,2 milliard de dollars fin mai, dont 227 millions alloués aux municipalités, un chiffre en baisse de 30 % comparé à l’an dernier.
... et les recettes aussi
Au niveau des recettes publiques, celles-ci ont légèrement augmenté, affichant une hausse de 2,36 % au cours des cinq premiers mois de l’année et totalisant 4,2 milliards de dollars.
Dans les détails, les recettes fiscales ont augmenté de 4,7 % fin mai, à 3,1 milliards de dollars, à cause notamment d’une baisse de 3,6 % des recettes provenant de la TVA, couplée à une hausse de 12,4 % de celles découlant de différents impôts.
Les recettes non fiscales ont elles aussi diminué de 12,1 % fin mai. Cela est notamment dû à la baisse des recettes provenant des postes détenus par l’État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont baissé de 14,4 % fin mai. Les recettes du Trésor ont, elles, augmenté de 41,5 %.

