Après une bien décevante campagne nord-américaine sur dur où le n° 1 mondial n’a remporté aucun titre, Novak Djokovic reprend du poil de la bête en haussant son niveau de jeu pour se hisser dans le dernier carré de l’US Open, le dernier grand chelem de la saison. Emmanuel Dunand/AFP
Dès les premiers points, le ton est donné. Survolté – sa célébration après le gain du premier set mérite le détour – Djokovic ramène toutes les balles, n’offre aucun angle et, dès que possible, agresse Mikhaïl Youzhny. Sa qualité de défense réduit à l’impuissance le Russe, bloqué à 7 points gagnants sur la durée des deux premiers sets. Djokovic, lui, teste sa volonté d’entrer dans le court à l’aune d’un top 20 (la place que Youzhny occupera lundi au classement). Test probant : avec 27 tentatives couronnées de succès sur 39 montées, il prive le Russe de l’initiative. Au bout d’une heure et demie, le vainqueur 2011 du tournoi mène déjà deux manches à rien.
Quatrième 6/0 en trois tours, septième demie à New York
Seule ombre au tableau dans la soirée aboutie du n° 1 mondial : ce troisième set où il se déconcentre quelque peu. Break, débreak, nouveau break : la manche est décousue, et Youzhny en profite pour la subtiliser. Rien de tel pour redonner un coup d’aiguillon à son adversaire : le Serbe place un dernier coup d’accélérateur dans le quatrième set, prend l’engagement adverse à trois reprises et ne concède que cinq points sur sa propre mise en jeu.
Il termine sur un 6/0 qui est ni plus ni moins que son quatrième réussi lors de ses trois derniers matchs à New York. Sitôt passé la poignée de main, Djokovic serre haut le poing : il est en demi-finale de l’US Open pour la 7e année consécutive. Sa 14e demi-finale de suite en grand chelem. Plus que jamais décidé à récupérer une couronne qui s’est souvent refusée à lui lors du dernier week-end.

