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Sport

Entre « Richie » et « Rafa », c’est une longue histoire

Richard Gasquet n’a jamais pu entretenir de rivalité sportive avec Rafael Nadal, mais il a noué avec l’Espagnol une amitié qui remonte à l’époque où deux jeunes prodiges semblaient partis pour dominer le monde de la petite balle jaune.
Gasquet venait tout juste de divertir mercredi le court central avec un superbe match en cinq sets contre David Ferrer qui lui avait ouvert les portes de sa deuxième demi-finale en grand chelem. L’ancien joueur américain Brad Gilbert, devenu consultant télé, lui a alors tendu le micro pour une interview rapide et en une phrase, avec son anglais cassé et son fort accent français, le Biterrois, avec un certain sens de l’autodérision, a fait se plier de rire les spectateurs du court central : « J’ai battu Rafa une fois dans ma vie... quand j’avais 13 ans. »
Depuis le début de leur carrière professionnelle, Gasquet et Nadal n’ont jamais boxé dans la même catégorie : en dix matches, le Français a toujours perdu.
Entre les deux joueurs, tout a pourtant commencé par une victoire de Gasquet. C’était en 1999 lors d’une rencontre au Tournoi des Petits As, à Tarbes. « Rafa » et « Richie », nés à quinze jours d’écart, avaient 13 ans.

« Je peux voir que je l’ai déjà battu »
« J’avais perdu 6-4 dans le 3e set, en quarts de finale, c’était mon premier tournoi international. Richard jouait super bien », se souvient Nadal.
« Il se battait déjà beaucoup, je me souviens d’avoir dit à mon père que ce Nadal était un guerrier, raconte Gasquet. Mais personne n’imaginait qu’il allait gagner huit fois Roland-Garros. Je n’avais pas tant que ça entendu parler de lui avant ce match. Depuis, c’est clair que j’en ai entendu parler... Il est devenu le meilleur joueur de tous les temps avec Federer. Il a tout pour dépasser le nombre de titres du grand chelem de Roger. »

L’ombre de Nadal
L’ombre de Nadal a toujours accompagné Gasquet. Il a même été une malédiction pour le Français, dont on pensait qu’il avait un potentiel supérieur à celui de Nadal avant que l’Espagnol explose littéralement en 2005 en gagnant onze tournois, dont Roland-Garros, le premier de ses douze titres du grand chelem.
« Je l’ai vu évoluer tous les ans, je peux dire que c’est quelqu’un d’exceptionnel. C’est un monstre », assure Gasquet, qui est resté ami avec l’Espagnol au fil des ans.
Nadal a fourni des preuves de ce lien quand il a rapidement et publiquement manifesté son « soutien total » au Français après son contrôle positif à la cocaïne en 2009, le point le plus bas de la carrière de Gasquet.
« Richard est un chic type, un des joueurs sur le circuit dont je me sens le plus proche car on a le même âge et que j’ai grandi avec lui. On s’entend bien », dit aujourd’hui Nadal, heureux de retrouver Gasquet aussi tard dans un tableau de grand chelem.
Richard Gasquet n’a jamais pu entretenir de rivalité sportive avec Rafael Nadal, mais il a noué avec l’Espagnol une amitié qui remonte à l’époque où deux jeunes prodiges semblaient partis pour dominer le monde de la petite balle jaune.Gasquet venait tout juste de divertir mercredi le court central avec un superbe match en cinq sets contre David Ferrer qui lui avait ouvert les portes de sa deuxième demi-finale en grand chelem. L’ancien joueur américain Brad Gilbert, devenu consultant télé, lui a alors tendu le micro pour une interview rapide et en une phrase, avec son anglais cassé et son fort accent français, le Biterrois, avec un certain sens de l’autodérision, a fait se plier de rire les spectateurs du court central : « J’ai battu Rafa une fois dans ma vie... quand j’avais 13 ans. »Depuis le début de...
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