Le secrétariat général du 14 Mars, réuni hier à Achrafieh. Photo Ibrahim Tawil
Notre confrère Ali Hamadé a donné lecture du communiqué publié à l’issue de la réunion, soulignant que la discussion a porté sur « la situation grave qui sévit dans le pays sur les plans sécuritaire et social à la suite des derniers attentats terroristes et à la lumière de la stagnation politique et de l’absence d’initiatives responsables ». Pour le 14 Mars, une telle situation ne fait qu’aggraver l’incapacité de l’État à assumer ses responsabilités et son rôle. « Cela accroît les dangers qui menacent le Liban, surtout avec le caractère démentiel et criminel du comportement du régime syrien dans la gestion de sa crise interne et régionale », souligne le communiqué.
Le 14 Mars a par ailleurs relevé qu’« il a été établi que les attentats itinérants perpétrés dans la banlieue sud, à Beyrouth et à Tripoli sont l’œuvre du régime syrien et s’inscrivent dans le sillage du plan Mamlouk-Samaha ». « Les accusations lancées par le Hezbollah en direction de factions locales sont irrecevables et ont pour but de couvrir les responsables de ces attentats, a souligné le 14 Mars. Par voie de conséquence, nous demandons aux instances officielles si le temps n’est pas venu de convoquer l’ambassadeur de Syrie pour lui signifier qu’il est considéré persona non grata. Dans le même temps, nous rendons hommage aux habitants de la banlieue sud et de Tripoli qui ont mis en échec le plan visant à les entraîner sur la voie de la sédition. »
Crime contre l’humanité
Le secrétariat général du 14 Mars a par ailleurs souligné que « l’initiative prise par le régime syrien d’utiliser des armes chimiques contre son peuple, ce qui a abouti à un massacre sans précédent, constitue un crime contre l’humanité ». « Un tel acte met en évidence le caractère démentiel et meurtrier de l’attitude du régime syrien, ajoute le communiqué. Il n’est plus concevable de passer sous silence ce comportement, et par conséquent, le fait de sanctionner le régime Assad et de mettre un terme à sa ligne de conduite criminelle est devenu une demande générale. »
Réitérant son soutien au peuple syrien « dans sa lutte pour la liberté et la dignité », le 14 Mars a appuyé la récente résolution adoptée par la Ligue arabe qui a demandé à la communauté internationale de « sanctionner le régime syrien ».
À la lumière de la conjoncture exceptionnelle présente, le 14 Mars a exhorté « l’ensemble des Libanais, au niveau du pouvoir, de la population et des factions politiques », à faire preuve « d’une extrême vigilance » de manière à « ne pas se laisser entraîner sur la voie de la sédition et des aventures meurtrières ». « Les forces du 14 Mars sont également appelées à manifester un haut degré de solidarité afin de faire face aux retombées du séisme syrien qui pointe à l’horizon, de façon à assurer la plus grande cohésion nationale possible, poursuit le communiqué. Cela s’est traduit la semaine dernière par les deux prises de position adoptées par le Dr Samir Geagea et Mme Bahia Hariri, à l’occasion de la commémoration du souvenir des martyrs de la résistance libanaise et de l’anniversaire de la proclamation du Grand Liban. »
Évoquant en conclusion la récente visite effectuée par une délégation du 14 Mars en Chine, le communiqué exprime la satisfaction du 14 Mars concernant « la compréhension qu’a manifestée la partie chinoise au sujet de la complexité et de la spécificité du problème libanais, dans le cadre de la crise régionale ». Le communiqué relève sur ce plan que les responsables chinois ont souligné leur volonté de « poursuivre la coopération » entre les deux parties.


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