Le bloc du Futur réuni, hier, à la Maison du Centre comme chaque mardi autour de Fouad Siniora. Photo Dalati et Nohra
Dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion hebdomadaire, les membres du bloc ont exprimé leur étonnement de la décision prise par le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire d’engager des poursuites « contre inconnu » dans l’affaire de l’explosion de Bir el-Abed, « après que le ministre de la Défense, Fayez Ghosn, suivi par le secrétaire général du Hezbollah, eut fait état de preuves et d’informations portant sur l’arrestation de suspects identifiés qui auraient exécuté ce crime ».
« Ceci démontre l’ampleur des mensonges et de l’amplification des accusations politiques », précise le texte.
Les membres du bloc ont par ailleurs relevé le manque d’intérêt montré par les autorités à l’égard des poursuites engagées contre trois individus soupçonnés de collaboration avec les services de renseignements syriens dans l’affaire des deux attentats de Tripoli « comme si la vie des Tripolitains et leur sécurité ne méritent pas d’être prises en considération », commentent les députés dans le communiqué.
Accusant le Hezbollah de « continuer à entraîner le Liban dans des batailles et des conflits avec la majorité des États arabes frères », les membres du bloc ont dénoncé « les agressions » commises par les éléments du parti chiite à l’encontre des citoyens mais aussi des diplomates « sous le prétexte des contrôles sécuritaires », citant les incidents qui ont eu lieu à l’encontre des diplomates saoudiens et koweïtiens dans la banlieue sud.
Le bloc du Futur a réitéré son appel au chef de l’État et au Premier ministre désigné les exhortant à la formation d’un gouvernement le plus tôt possible en exerçant leurs prérogatives constitutionnelles respectives « sans s’arrêter devant les conditions inconstitutionnelles placées par certains et les propositions avancées dans le cadre de manœuvres visant notamment à gagner du temps et à couvrir les violations commises contre la souveraineté du Liban », indique le texte.
Évoquant la grève générale décrétée aujourd’hui par l’ensemble des instances économiques, les députés haririens ont relevé que cette initiative démontre « l’ampleur des dangers et de la crise qui menacent le Liban à l’ombre du vide politique imposé à l’exécutif ».
La réunion a également été l’occasion pour les participants d’évoquer les développements en Syrie et les réactions au massacre « commis par le régime à Ghouta », augurant « les orages internationaux et arabes qui se préparent contre ce régime ». À ce sujet, le bloc a estimé que « Bachar el-Assad assume l’entière responsabilité des crimes horrifiants qui ont eu lieu, dont celui commis à l’aide d’ armes chimiques ».
Et de mettre une fois de plus les Libanais en garde contre la propagation du feu syrien au Liban tout entier.


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