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À La Une - Discours

Sleiman : Le Liban ne sera jamais un Etat religieux ou une dictature

A l'occasion du 93e anniversaire de la création de l’Etat du Grand Liban, Bahia Hariri remet ses salaires de députée aux Libanais.

Le chef de l'Etat Michel Sleiman. Photo d'archives.

A l'occasion du 93e anniversaire de la création de l’Etat du Grand Liban, le président de la République, Michel Sleiman, a déclaré que le Liban a prouvé qu'il est plus fort que les pays de la région, estimant que le pays ne sera jamais un Etat religieux ou une dictature, mais un Etat civil qui respecte les libertés. Dans une allocution prononcée à partir du palais de Beiteddine, lors d'une journée nationale organisée à l'initiative de la députée de Saïda, Bahia Hariri, M. Sleiman a assuré que le Liban ne peut être régi que par la sagesse et non par la force. 

 

Estimant qu'il ne faut pas permettre que le Liban soit une scène pour viser les pays voisins, Michel Sleiman a réitéré son appel à la distanciation vis-à-vis de la crise syrienne et au respect de la déclaration de Baabda. Le président de la République a dans ce contexte appelé au renforcement du contrôle aux frontières libano-syriennes, dénonçant l'utilisation du territoire libanais pour le trafic d'armes et de combattants mais aussi les attaques syriennes contre le pays, donnant l'incident de samedi à titre d'exemple.

 

Huit pêcheurs libanais et palestiniens du Liban ont été en effet brièvement capturés avec leurs deux embarcations, samedi, par la marine de guerre syrienne à l'extrême-nord du Liban, avant d'être libérés.

M. Sleiman a par ailleurs appelé les responsables libanais à ne pas paralyser le travail des institutions par le boycott du Parlement, estimant qu'il faut poursuivre l'application de l'accord de Taëf. Il a également réitéré son appel au retour à la table de dialogue afin de discuter de la stratégie de défense nationale ainsi qu'à la facilitation de la tâche du Premier ministre désigné Tammam Salam pour la formation d'un nouveau gouvernement.

 

La stratégie de défense nationale est le sujet de discorde principal entre les différents partis libanais car il concerne les armes du Hezbollah. L'Alliance du 14 Mars appelle ce dernier à désarmer alors que les forces du 8 Mars et les alliés du mouvement chiite s'opposent à une telle décision.

 

Face à la crise régionale qui frappe le Liban, plus que jamais pris dans l'engrenage du conflit syrien, le président du Parlement, Nabih Berry, a de son côté proposé samedi au chef de l'Etat une feuille de route qui consiste à entamer le plus tôt possible un dialogue national à huis-clos durant cinq jours consécutifs et durant lequel les différents partis discuteront du nouveau gouvernement, de la loi électorale et de la stratégie de défense nationale.

 

Sur le dossier syrien, Michel Sleiman s'est dit opposé à une intervention militaire occidentale, "malgré notre condamnation de l'usage d'armes chimiques". Il a dans ce contexte prôné une solution politique au conflit qui a fait plus de 110.000 morts en deux ans et demi.

 

De son côté, Mme Hariri a assuré avoir demandé au chef de l'Etat d'organiser cette journée, non seulement pour célébrer l'anniversaire de la création du Grand Liban, mais pour la réconciliation nationale. Estimant qu'il ne restera pas de Liban sans ses citoyens, la présidente de la commission parlementaire de l’Education a indiqué que M. Sleiman est "le gardien de la Constitution", "le grand citoyen dans l'Etat du Grand Liban."

 

Estimant qu'elle n'a pas accompli son devoir en tant que députée, Bahia Hariri a en outre lancé une initiative qui consiste à remettre aux Libanais le total des salaires qu'elle a encaissés lors du mandat actuel du Parlement (depuis 2009, ndlr). La somme de près de 25 millions de livres libanaises sera consacrée à la création d'un fonds baptisé "Je t'aime Liban 2020" dans le cadre de la préparation du 100e anniversaire de la création de l’Etat du Grand Liban. Assurant que cette initiative vise à aider au redressement du Liban, Bahia Hariri a appelé tous ses collègues à rejoindre son initiative et les banques libanaises à ouvrir des comptes sur le thème qu'elle a suggéré.

 

 

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A l'occasion du 93e anniversaire de la création de l’Etat du Grand Liban, le président de la République, Michel Sleiman, a déclaré que le Liban a prouvé qu'il est plus fort que les pays de la région, estimant que le pays ne sera jamais un Etat religieux ou une dictature, mais un Etat civil qui respecte les libertés. Dans une allocution prononcée à partir du palais de Beiteddine, lors d'une journée nationale organisée à l'initiative de la députée de Saïda, Bahia Hariri, M. Sleiman a assuré que le Liban ne peut être régi que par la sagesse et non par la force. 
 
Estimant qu'il ne faut pas permettre que le Liban soit une scène pour viser les pays voisins, Michel Sleiman a réitéré son appel à la distanciation vis-à-vis de la crise syrienne et au respect de la déclaration de Baabda. Le président de la...
commentaires (4)

MAIS IL L'EST DÉJÀ, CONfESSIONNEL ET.... "RELIGIEUX" !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 04, le 02 septembre 2013

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Commentaires (4)

  • MAIS IL L'EST DÉJÀ, CONfESSIONNEL ET.... "RELIGIEUX" !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 04, le 02 septembre 2013

  • OU L'ACCAPAREMENT PAR UNE PARTIE, QUELLE QUE CE SOIT, AU DÉTRIMENT DES AUTRES... IL AURAIT DÛ AJOUTER !

    SAKR LOUBNAN

    09 h 37, le 02 septembre 2013

  • Tout à fait d'accord avec notre président! C'est notre charte de principes fondamentaux... c'est d'ailleurs ce qui fait l'exception de notre pays par rapport aux criminels usurpateurs mais surtout illégitimes sionistes et aux arabies sans âme et lamentablement blotties dans le giron sionisto-occidental.

    Ali Farhat

    02 h 04, le 02 septembre 2013

  • Pour le 93e anniversaire de la création de l’Etat du Grand Liban,on peut franchement avouer que le Liban a prouvé qu'il encourage la foire des libertés ou chaque citoyen se cache derrière sa confession pour se protéger et fuir ses devoirs envers son pays . Triste Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    17 h 07, le 01 septembre 2013

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