Par ailleurs, l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) rapportait hier que les forces de sécurité avaient découvert « plusieurs roquettes de type RPG », ainsi que des munitions pour mitrailleuses, dans le village de Zawtar.
Les forces de la sécurité ont encerclé la zone et ouvert une enquête pour faire la lumière sur la source de ces armes.
Sur un autre plan, un pilote de la Turkish Airlines, B.G., a refusé hier d’effectuer le vol Istanbul-Beyrouth en signe de solidarité avec ses camarades enlevés. Le pilote a fait défection juste avant le départ de l’avion, après avoir annoncé aux 151 passagers déjà à bord qu’il entendait protester ainsi contre le maintien en captivité de ses camarades au Liban. La compagnie turque a affirmé dans un communiqué qu’elle avait ouvert une enquête après que des plaintes eurent été déposées contre le pilote. L’avion, qui devait quitter l’Aéroport international Atatürk à une heure du matin, a dû rester au sol trente minutes avant qu’un remplaçant ne soit trouvé pour piloter l’appareil.
L’affaire des deux pilotes turcs a par ailleurs fait l’objet d’un entretien téléphonique entre le Premier ministre du cabinet chargé d’expédier les affaires courantes, Nagib Mikati, et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmat Davutoglu. M. Mikati a tenu M. Davutoglu au courant des derniers résultats de l’enquête, selon l’agence Anadolu.
Les précisions d’Ankara
En soirée, le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc a déclaré, à l’issue d’une réunion du gouvernement, au sujet du sort des deux pilotes : « On sait plus ou moins où ils sont. Nous savons qu’ils sont vivants, qu’ils jouissent de la tranquillité et du confort. J’espère que nous entrerons bientôt en contact avec eux. »


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