Hostile aux Frères musulmans, il n’en a pas moins considéré qu’« en dépit des plaies laissées par les derniers événements, il est indispensable d’intégrer toutes les parties et les courants à la vie politique, à condition qu’ils se conforment aux lois et aux règles en vigueur ». « C’est une base indispensable pour souder de nouveau la scène intérieure égyptienne et rétablir le calme dans le pays », a indiqué M. Joumblatt, avant d’insister sur le fait que la stabilité de l’Égypte se répercute sur l’ensemble de la région. « Toute secousse portée à la stabilité et à la sécurité de ce pays aura des retombées négatives sur toute la région », a-t-il affirmé.
Le chef du PSP a d’emblée établi une comparaison entre l’Égypte d’aujourd’hui et celle du président Gamal Abdel Nasser pour souligner que très peu d’hommes politiques ont « comme ce dernier le courage de reconnaître leurs erreurs ». Il a rappelé que Abdel Nasser avait, dès les années 60, mis en garde contre les projets des Frères musulmans « au moment où l’Occident insistait, jusqu’à nos jours, pour les soutenir face aux forces et aux courants nationaux, libéraux et démocratiques, parce qu’il considère qu’ils lui assurent ses intérêts et que l’islam politique est en contradiction avec le pluralisme qu’il affaiblit ».
Après avoir estimé que c’est à cause des Frères musulmans et de la politique d’exclusion qu’ils ont suivie que l’Égypte se trouve dans une situation difficile aujourd’hui, M. Joumblatt a relevé que la révolution égyptienne « a démontré que la légitimité de la rue est aussi importante que toutes les autres parce que seule la population, qui est la source de tous les pouvoirs, a la capacité de reconstituer le pouvoir et parce que les tentatives d’inféoder l’État aux Frères musulmans ne vont pas réussir du moment que la société égyptienne est civile, même si elle est croyante ».


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Ah,il manque pas d'air...
02 h 14, le 20 août 2013