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Liban

Hamadé met en garde, une fois de plus, contre les retombées de l’implication du Hezbollah dans la guerre syrienne

Le député du Chouf et ancien ministre Marwan Hamadé a souligné que « le drame de Roueiss a ouvert la voie à de multiples possibilités, d’autant que les causes politiques qui ont abouti à cet attentat sont toujours là ».
Dans une interview accordée à Radio Orient, M. Hamadé a, une fois de plus, mis en garde contre les graves retombées de la participation du Hezbollah aux combats en Syrie au côté des forces du régime de Bachar el-Assad. « L’implication du Hezbollah dans la guerre syrienne est la cause de l’explosion de Roueiss, en sus de la réaction des forces takfiristes à cette implication, a notamment déclaré M. Hamadé. Nous avions mis en garde contre les retombées d’une participation à la guerre syrienne sur le Liban et la situation interne libanaise. L’important, au stade actuel, est de ne pas baisser les bras face à la possibilité que ces attentats à la voiture piégée puissent se répéter et être fomentés par les factions qui désirent ébranler la stabilité libanaise et raviver la discorde confessionnelle. »
M. Hamadé a souligné la nécessité dans ce contexte de ne pas céder à la psychose des voitures piégées et d’éviter une éventuelle « concurrence confessionnelle entre les services de sécurité qui pointe à l’horizon et qui risque d’aboutir à des arrestations infondées et à des révélations réelles ou fictives ». Le député du Chouf a souligné en outre qu’il n’avait pas été surpris par les accusations lancées par le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, contre les takfiristes. « Le secrétaire général du Hezbollah sait que son intervention en Syrie a provoqué, et provoquera, des réactions de la part de forces qui ne sont pas toutes contrôlées, a déclaré Marwan Hamadé. L’entrée du Hezbollah à Qousseir et l’utilisation de ses armes n’ont provoqué que ruines. Depuis plusieurs années, et plus particulièrement depuis l’assassinat du président-martyr Rafic Hariri, nous avons souligné notre rejet de l’usage des armes. Nous ferons face à l’usage des armes en ayant recours exclusivement aux moyens d’action politiques et médiatiques. Nous ne nous laisserons pas entraîner dans le recours aux armes. Nous avons pâti d’une telle option au cours de la guerre civile funeste qui a frappé le Liban. »
Commentant par ailleurs les propos de Hassan Nasrallah qui a affirmé que la lutte contre les takfiristes « ne nécessite pas une entente ou une unanimité nationale », M. Hamadé a déclaré : « Nous devons placer les choses dans leur contexte. Qui sont les takfiristes ? Qui parmi les takfiristes utilise les armes ? Nous demandons en outre à Hassan Nasrallah pourquoi il fait usage de ses armes en Syrie ? Pourquoi est-il intervenu, pour préserver la Syrie des takfiristes ou pour soutenir le régime de Bachar el-Assad ? » M. Hamadé a souligné dans ce cadre qu’il est inconcevable de « classer l’ensemble du peuple syrien sous le label des takfiristes, car ce serait faire le jeu de l’Iran et de Bachar el-Assad qui estiment que tous ceux qui brandissent les armes contre Bachar el-Assad et Téhéran sont des takfiristes ».
En conclusion, M. Hamadé s’est élevé contre toute menace qui serait proférée contre la localité de Ersal, stigmatisant à ce sujet les propos du ministre sortant des Affaires étrangères, Adnane Mansour, qui a prétendu que Ersal « abrite des terroristes ».
Le député du Chouf et ancien ministre Marwan Hamadé a souligné que « le drame de Roueiss a ouvert la voie à de multiples possibilités, d’autant que les causes politiques qui ont abouti à cet attentat sont toujours là ».Dans une interview accordée à Radio Orient, M. Hamadé a, une fois de plus, mis en garde contre les graves retombées de la participation du Hezbollah aux combats en Syrie au côté des forces du régime de Bachar el-Assad. « L’implication du Hezbollah dans la guerre syrienne est la cause de l’explosion de Roueiss, en sus de la réaction des forces takfiristes à cette implication, a notamment déclaré M. Hamadé. Nous avions mis en garde contre les retombées d’une participation à la guerre syrienne sur le Liban et la situation interne libanaise. L’important, au stade actuel, est de ne pas...
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