Parallèlement, le solde primaire a enregistré un déficit de 269 millions de dollars fin avril, contre un excédent d’environ 191 millions de dollars au cours de la même période de l’an dernier, enregistrant ainsi une baisse de 240 % sur un an. En termes relatifs, le solde primaire est ainsi passé de 4,5 % à 5,8 % du total des dépenses publiques.
Les dépenses augmentent...
Dans les détails, les dépenses publiques ont augmenté de 9,3 % au cours des deux premiers mois de l’année, à 4,65 milliards de dollars, contre 4,25 milliards de dollars un an plus tôt. Cette hausse est le résultat d’un accroissement des transferts à Électricité du Liban (EDL) qui ont augmenté de près de 1,5 % à 724 millions de dollars, couplé à une hausse de 35,5 % des dépenses du Trésor.
Notons qu’au niveau des dépenses budgétaires, les dépenses courantes ont également augmenté (+7,6 %) fin avril, pour s’établir à 2,38 milliards de dollars. Le service de la dette a quant à lui diminué de 2,8 % sur un an, à 1,1 milliard de dollars, contre 1,2 milliard de dollars un an plus tôt.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, celles-ci ont totalisé un peu plus d’un milliard de dollars fin avril, dont 179 millions de dollars alloués aux municipalités, un chiffre en baisse de 41,8 % comparé à l’an dernier.
... et les recettes stagnent
Au niveau des recettes publiques, celles-ci n’ont pratiquement pas bougé, affichant une légère baisse de 0,76 % au cours des quatre premiers mois de l’année, et totalisant 3,14 milliards de dollars.
Dans les détails, les recettes fiscales ont diminué de 1,3 % fin avril, à 2,2 milliards de dollars, à cause notamment d’une baisse de 4,4 % des recettes provenant de la TVA et de 13,6 % de celles découlant des frais d’enregistrement des propriétés immobilières. Ces différentes baisses ont également été accompagnées par une diminution de 0,9 % des recettes provenant de l’impôt sur le revenu.
Les recettes non fiscales ont elles aussi diminué de 6,6 % fin avril. Cela est notamment dû à la baisse des recettes provenant des postes détenus par l’État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont baissé de 8,4 % fin avril.

