Pour le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, ces libérations sont extrêmement importantes. « Nous espérons que ce sur quoi nous nous sommes mis d’accord sera exécuté (...). Nous espérons la libération de ces 104 prisonniers. Chacun d’entre eux pourra rentrer chez lui, c’est ce que nous avons convenu », a-t-il déclaré à la radio hier. « L’accord entre nous, les Américains et les Israéliens, est clair. Tout changement voudrait dire que l’accord est rompu », a-t-il ajouté. Les 26 détenus, dont les noms ont été publiés hier, devraient être libérés avant la reprise des pourparlers, jugés « futiles » hier par le Hamas, demain matin.
Les terroristes « en prison »
« C’est un jour de fête pour les organisations terroristes », a dénoncé Meir Indor, le directeur d’Almagor, une association de victimes israéliennes. Le ministre du Logement Uri Ariel, issu du parti nationaliste religieux Foyer juif, a également critiqué cette décision. « Les terroristes doivent rester en prison. Ces terroristes qu’on libère ont tué des femmes et des enfants. Et je ne comprends pas bien en quoi relâcher des prisonniers peut aider la paix », a-t-il jugé.
Dimanche, M. Ariel a par ailleurs provoqué la colère des Palestiniens en annonçant un appel d’offres pour la construction d’un millier de nouveaux logements dans les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, alors que selon certains médias cette annonce de ces constructions a été organisée pour calmer l’aile dure de la coalition dirigée par M. Netanyahu. Du côté palestinien, si l’annonce des libérations a été accueillie avec joie, les nouvelles constructions ont donc été perçues comme une façon « d’empêcher » les pourparlers. « Il est clair qu’en approuvant de nouvelles constructions trois jours avant la reprise des pourparlers, le gouvernement israélien tente de saboter les efforts de la communauté internationale et des États-Unis pour la reprise des négociations », a dénoncé le négociateur palestinien Mohammad Chtayyeh. Mais le gouvernement israélien n’a pas l’intention de renoncer. « Les constructions décidées à Jérusalem et dans les colonies sont situées sur des terrains qui resteront israéliens, selon tout traité de paix envisageable (...), cela ne change absolument rien », a déclaré Mark Regev, un porte-parole de M. Netanyahu.
L’Union européenne a de son côté exhorté Israéliens et Palestiniens à « s’abstenir de toute démarche de nature à faire dérailler ces négociations », selon les termes de Michael Mann, porte-parole de la haute représentante européenne aux Affaires étrangères Catherine Ashton. Évoquant l’appel d’offres israélien, M. Mann a prévenu que ces colonies risquaient « de rendre impossible une solution à deux États ». Parallèlement, M. Netanyahu a critiqué les lignes directrices européennes publiées en juillet, qui disposent qu’à partir de 2014, tous les accords avec Israël portant sur une aide de l’UE devront spécifier qu’ils ne s’appliquent pas aux territoires occupés depuis 1967. Elles ont « sapé la paix » dans la mesure où elles « ont durci les positions palestiniennes », a-t-il martelé, soulignant qu’elles visaient « une fin irréaliste qui n’arrivera pas, comme tout le monde le sait ».
Toujours du côté de la communauté internationale, l’ONU a rappelé hier qu’elle considérait la colonisation en Cisjordanie comme illégale, en réaction à l’appel d’offres israélien. Les États-Unis ont, quant à eux, exprimé auprès d’Israël leurs « graves inquiétudes » après l’annonce du lancement d’un appel d’offres, d’après la porte-parole adjointe du département d’État, Marie Harf. La Russie a également critiqué hier la décision israélienne, qu’elle juge « contre-productive ».
(Sources : agences)


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A trois , on rit foooooooooooooooorrrttttttttttttt !!!!!!! ya haram ya cha3eb el falestinehhh !!!! nous on a pas ce problème grace à une résistance implacable et de laquelle les usurpateurs ont peur ...
18 h 48, le 13 août 2013