Citigroup a prévu une inflation à 5 % pour 2013.
Ces prévisions de croissance pour le Liban en 2013 feraient du pays la deuxième économie la plus lente de la zone Moyen-Orient-Afrique, seulement plus rapide que l’Égypte avec un taux de croissance de 1,1 %. Le Liban serait en outre la 11e économie la plus lente parmi 50 pays émergents, devant la Roumanie (1,6 %), la Pologne (1,3 %), l’Égypte (1,1 %), la Bulgarie (1 %), la Hongrie (0,6 %), la Slovaquie (0,5 %), l’Ukraine (-0,1 %), le Venezuela (-0,5 %), la Croatie et la République tchèque (-0,8 % respectivement).
La banque américaine a par ailleurs prévu un taux annuel moyen d’inflation à 5 % au Liban pour 2013, soit le onzième taux le plus élevé parmi les pays de la zone MO&A, contre un taux de 5,3 % dans cette région et de 4,7 % pour les économies émergentes. Citigroup a également indiqué s’attendre à ce que le taux d’inflation se maintienne à 5 % pour 2014.
En ce qui concerne le déficit de la balance des comptes courants, la banque d’investissement a indiqué un élargissement de ce dernier à 15,9 % du PIB en 2013 contre un taux de 14,8 % du PIB en 2012, et contre un excédent de 6,1 % du PIB pour la région MO&A et de 1,1 % du PIB pour les économies émergentes. Le déficit prévu pour le Liban en 2013 serait ainsi le deuxième déficit le plus important parmi 50 économies émergentes incluses par Citigroup, derrière seulement la Mongolie avec un déficit des comptes courant estimé à 23,3 % de son PIB.
Pour 2014, la banque américaine a prévu que le déficit de la balance courante devrait s’élargir légèrement à 16 % du PIB, soit le déficit le plus important parmi les pays émergents cette année-là, contre un excédent de 4,3 % du PIB pour la région MO&A et de 0,7 % pour les économies émergentes.
Enfin, Citigroup a estimé un déficit budgétaire à 10,2 % du PIB cette année contre 8,8 % du PIB en 2012, et contre des déficits de 1,9 % pour la région MO&A et 2,4 % du PIB pour les économies émergentes.
Ce déficit serait le deuxième le plus élevé parmi les économies émergentes couvertes par l’étude, seulement derrière l’Égypte avec un déficit estimé à 12,7 % du PIB pour 2013. Enfin, toujours selon Citigroup, le déficit budgétaire du pays devrait atteindre les 10,5 % du PIB en 2014 contre des taux de 3,8 % du PIB pour la région MO&A et 2,6 % du PIB pour les pays émergents.
Rappelons que de son côté, la banque HSBC avait revu ses prévisions de croissance pour le Liban en 2013 à la baisse, l’estimant à 0 %, contre une prévision initiale de 1,4 %.

