Le secrétaire général du Conseil supérieur islamique chérié, cheikh Khaldoun Oraïmate, a ainsi indiqué hier à l’agence al-Markaziya que « des mesures seront prises après le Fitr afin de démettre le mufti », justifiant cela par le fait que « plusieurs parties tentent à l’heure actuelle de profiter de la situation déséquilibrée qui prévaut au sein de Dar el-Fatwa ». « Nous voulons récupérer la confiance que nous avions placée dans le mufti », a-t-il dit, en allusion à la pétition signée par un grand nombre de personnalités influentes au sein de la communauté sunnite, dont un nombre important de membres du collège électoral, parmi lesquels le Premier ministre désigné, le Premier ministre du cabinet chargé de l’expédition des affaires courantes, plusieurs anciens Premiers ministres, ministres, députés et dignitaires religieux.
Selon M. Oraïmate, l’article six du règlement interne de Dar el-Fatwa ouvre la voie à la démission du mufti si les conditions nécessaires sont réunies. « Or, elles sont effectivement réunies », a-t-il souligné, précisant que le Conseil cherche également à prendre les précautions nécessaires pour faire face à d’éventuels mouvements de rue suivant la décision d’isoler le mufti. Dans le cas où le mufti Kabbani refuserait d’abdiquer, sa présence à Dar el-Fatwa deviendrait illégale et illégitime, souligne M. Oraïmate, qui précise dans ce cadre que le mufti sera aussitôt similaire à « n’importe quel périmètre de sécurité échappant au pouvoir de l’État ». « Mais nous n’utiliserons que la force de la loi », dit-il, en souhaitant que le mufti ait la présence d’esprit de « préserver les droits, l’unité et les intérêts des musulmans et des Libanais, qui sont bien plus importants que n’importe quels intérêts personnels », a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine