Rechercher
Rechercher

Liban

Cinq peines capitales prononcées dans l’affaire de l’attentat de Tell (2008)

Le juge Fahd a été reçu hier par le chef de l’État à Baabda. Photo Dalati et Nohra

Cinq ans après l’attentat terroriste de Tell (13 août 2008), la Cour de justice a enfin rendu son verdict dans cette affaire douloureuse, qui avait entraîné la mort de 13 personnes, dont dix militaires, et blessé 46 autres, dont 37 soldats. La cour a condamné par contumace cinq hommes à la peine capitale.
Réunie sous la présidence de Jean Fahd, premier président de la Cour de cassation, assisté de Anthony Issa el-Khoury, Joseph Samaha, Bourkan Saad et Nahida Khaddaje, et au terme de 34 audiences et de 15 heures de délibérations continues, la cour est parvenue à reconstituer les faits et à identifier les commanditaires et les auteurs de l’attentat, annonce un communiqué du Conseil supérieur de la magistrature.
Sont condamnés à la peine capitale par contumace : Abdel Ghani Jawhar, Obeid Moubarak Abdel Qoufeil, Oussama Chéhabi, Ghazi Abdallah et Abdel Rahman Awad.
En outre, la Cour de justice a condamné 18 autres personnes à des peines allant de deux à quinze ans de travaux forcés et de prison, ainsi que sept mineurs, qui ont été déférés devant les tribunaux qualifiés. Elle a enfin acquitté trois personnes, Ala’ Mehrez, Ali Dandal et Mohammad Seif, pour « insuffisance de preuves » et ordonné leur libération immédiate.

Dans les faits
Dans les faits, il est apparu à la cour que l’attentat a été exécuté par les membres d’un réseau formé de trois groupuscules terroristes étroitement liés l’un à l’autre, et basés dans les camps palestiniens de Aïn el-Héloué et Beddaoui, ainsi qu’à Bebnine (Akkar) et Tripoli. Relevant de l’organisation Fateh el-Islam, ces groupes sont liés en dernière instance à el-Qaëda, précise le communiqué. Leur objectif fondamental est « d’affaiblir l’État et de déstabiliser la société pour instaurer, dans un premier temps, un émirat islamique au Liban-Nord, avant de l’étendre au reste de la région » par divers moyens : discorde confessionnelle et hostilité aux forces internationales de paix stationnées au Liban-Sud.
Considérant que l’armée libanaise est le principal obstacle à la réalisation de ses plans, une véritable guerre est livrée à la troupe, qui se solde par la victoire de cette dernière et la libération du camp de Nahr el-Bared.
Après la chute de ce camp, le commandement de Fateh el-Islam revient à Abdel Rahman Mohammad Awad, Oussama Amine Chéhabi et Ghazi Fayçal Abdallah, qui sont retranchés dans le camp de Aïn el-Héloué. Ces derniers décident de poursuivre le combat contre l’armée et cherchent à venger la défaite de Nahr el-Bared. Se cachant derrière l’apparence de « la piété religieuse », ces tenants d’une « pensée obscurantiste » entraînent quelques jeunes acquis à leur cause et les préparent à accomplir des attentats.
C’est ainsi que vers 8 heures, le 13 août 2008, Abdel Ghani Jawhar se rend rue des Banques, à Tell (Tripoli), revêtu de l’uniforme de l’armée, portant un paquet contenant une charge explosive d’un à deux kilos de TNT remplie de boulons. Là, il achète une galette d’un marchand ambulant, dépose son paquet sur le trottoir du côté droit de la rue, près du parking de la Bank of Beirut, entre deux minibus de transport public assaillis par les militaires. La charge se trouve ainsi entre deux vans, au voisinage du vendeur de galettes, de deux autres vendeurs de jus d’orange et de café, et d’un cireur de chaussures. Puis, après avoir fait mine d’offrir de sa galette à des soldats, pour donner le change, l’homme s’éloigne des lieux en y abandonnant la charge explosive, rejoint un complice, Obeid Moubarak Abdel Qoufeil, de nationalité saoudienne, stationné près de l’échoppe d’un changeur de l’autre côté de la rue, et actionne la charge à l’aide d’une télécommande, provoquant le massacre.
Cinq ans après l’attentat terroriste de Tell (13 août 2008), la Cour de justice a enfin rendu son verdict dans cette affaire douloureuse, qui avait entraîné la mort de 13 personnes, dont dix militaires, et blessé 46 autres, dont 37 soldats. La cour a condamné par contumace cinq hommes à la peine capitale.Réunie sous la présidence de Jean Fahd, premier président de la Cour de cassation, assisté de Anthony Issa el-Khoury, Joseph Samaha, Bourkan Saad et Nahida Khaddaje, et au terme de 34 audiences et de 15 heures de délibérations continues, la cour est parvenue à reconstituer les faits et à identifier les commanditaires et les auteurs de l’attentat, annonce un communiqué du Conseil supérieur de la magistrature.Sont condamnés à la peine capitale par contumace : Abdel Ghani Jawhar, Obeid Moubarak Abdel Qoufeil, Oussama...
commentaires (1)

çà tombe bien...sont pas là...! et leurs petits copains se baladent bien tranquillement un peu partout au Liban,n'est ce pas?

GEDEON Christian

04 h 05, le 07 août 2013

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • çà tombe bien...sont pas là...! et leurs petits copains se baladent bien tranquillement un peu partout au Liban,n'est ce pas?

    GEDEON Christian

    04 h 05, le 07 août 2013

Retour en haut