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Nos lecteurs ont la parole

Sortilège

Par Antoine SABBAGHA
Dans une république qui se respecte et où le peuple est souverain, on est en démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. Au Liban, où on a voulu la démocratie représentative, on a réduit les citoyens à un rôle passif, avec une abstention généralisée lors des échéances électorales. Chaque Libanais se demande si c’est là un signe de lassitude, d’inconscience ou bien de masochisme. N’est-il pas temps de sonner le tocsin dans l’espoir de réveiller un peuple assoupi ? Pour oser une comparaison historique, nous sommes devenus comme la population de Sparte avant sa chute et qui était répartie en trois classes : les seigneurs guerriers qui seuls avaient le droit de trancher ; les périèques, commerçants, artisans, ministres qui ressemblent à nos actuels députés lesquels renouvellent leurs mandats sans prendre en considération les hilotes, c’est-à-dire le peuple, sans statut juridique. Réveillons-nous donc et cessons d’assister passivement à notre remplacement par d’autres peuples sur notre propre territoire au nom de la cohabitation, avec ce que cela suppose de changement de mœurs, d’usages, de coutumes, de traditions, de façon de voir le monde et d’habiter une patrie qui ne sera plus la nôtre.
Dans une république qui se respecte et où le peuple est souverain, on est en démocratie. Lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie. Au Liban, où on a voulu la démocratie représentative, on a réduit les citoyens à un rôle passif, avec une abstention généralisée lors des échéances électorales. Chaque Libanais se demande si c’est là un signe de lassitude, d’inconscience ou bien de masochisme. N’est-il pas temps de sonner le tocsin dans l’espoir de réveiller un peuple assoupi ? Pour oser une comparaison historique, nous sommes devenus comme la population de Sparte avant sa chute et qui était répartie en trois classes : les seigneurs guerriers qui seuls avaient le droit de trancher ; les périèques, commerçants, artisans, ministres qui...
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