Rechercher
Rechercher

Santé - À Vot’ Santé !

La sauge, une plante « salvatrice »

« À vot’ santé ! » est une rubrique mensuelle qui aborde les bénéfices thérapeutiques d’une plante du Liban. Celle-ci peut être consommée de différentes façons et ne remplace en aucun lieu un traitement médical. La rubrique est réalisée en collaboration avec Marc Beyrouthy, enseignant-chercheur à la faculté des sciences agronomiques et alimentaires de l’USEK. Site Web : www.marcbeyrouthy.com ;
Twitter : @MarcBeyrouthy

La majorité des feuilles de la « salvia fruticosa » sont trilobées.

La sauge ou salvia en latin est une plante de la famille des lamiacées, qui comprend plus de 900 espèces. Cultivée au Liban, la sauge officinale ou salvia officinalis est une des plus importantes espèces de sauges connues aux côtés de la salvia fruticosa, une plante indigène très abondante au Liban et connue sous les noms de « kassine », « ainza’an », « mariamiyyeh » ou « ouwaysé », lorsqu’elle est distillée.
Ce sont les feuilles qui permettent de différencier la salvia fruticosa de la salvia officinalis. La majorité des feuilles de la première sont en fait trilobées alors que celles de la deuxième sont simples.
Le nom « salvia » dérive du latin « salvare », c’est-à-dire sauver ou guérir. En fait, ce sont les nombreux usages attribués à cette plante qui lui ont valu son nom. Ces dictons français montrent en effet l’importance de la sauge pour la santé : « Qui a de la sauge dans son jardin n’a pas besoin de médecin », « Pourquoi mourrait-il, l’homme dont la sauge pousse dans le jardin ? », « Le désir de la sauge est de rendre l’homme immortel ».
Plante utilisée notamment par les pharaons et les Grecs pour des problèmes de digestion, comme pour traiter toutes sortes d’infections, la sauge était aussi connue pour améliorer la mémoire. Elle constitue également l’un des principaux ingrédients du « vinaigre des quatre voleurs » utilisé contre les grandes épidémies de peste en Europe.
La sauge est une plante aromatique, médicinale, « condimentaire » et mellifère qui se cultive en plein soleil, de la côte jusqu’aux montagnes libanaises. Elle craint toutefois le froid et le gel. Elle est aussi essentiellement multipliée par bouturage.
En cuisine, les feuilles de sauge accompagnent, avec l’ail et l’huile d’olive, de nombreux plats, spécialement ceux qui sont à base de viande.
L’utilisation d’une feuille de sauge dans les appareils antimoustiques reste un usage insolite au Liban. L’odeur de la sauge est en fait connue pour être insectifuge.
Sur le plan médicinal, l’infusion pendant 5 à 10 minutes de 3 à 5 g de feuilles fraîches ou séchées de salvia fruticosa dans 200 ml d’eau bouillante est traditionnellement connue au Liban comme bénéfique pour stimuler la mémoire, lutter contre la glycémie, le rhumatisme et la constipation, ainsi que pour éliminer les gaz intestinaux.
L’eau distillée de sauge (3 gouttes dans une cuillerée à soupe de miel) est utilisée comme un antitussif, un fébrifuge et un antiseptique.
Une tasse d’eau de sauge, appelée « ouwaysé », est aussi utilisée pour traiter les maux de ventre. Cette eau doit toutefois être consommée modérément, surtout par les femmes enceintes et les enfants.
L’infusion de la salvia officinalis enfin a des usages confirmés pour faciliter la digestion, lutter contre la transpiration excessive ou les bouffées de chaleur et traiter le rhume, la grippe ou le mal de gorge. Elle est aussi utilisée en gargarisme pour traiter les inflammations des gencives, des muqueuses de la bouche, du nez, du pharynx et de la gorge. Un usage excessif de cette infusion est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi que chez les personnes souffrant d’hypertension et de cancer du sein.
La sauge ou salvia en latin est une plante de la famille des lamiacées, qui comprend plus de 900 espèces. Cultivée au Liban, la sauge officinale ou salvia officinalis est une des plus importantes espèces de sauges connues aux côtés de la salvia fruticosa, une plante indigène très abondante au Liban et connue sous les noms de « kassine », « ainza’an », « mariamiyyeh » ou « ouwaysé », lorsqu’elle est distillée.Ce sont les feuilles qui permettent de différencier la salvia fruticosa de la salvia officinalis. La majorité des feuilles de la première sont en fait trilobées alors que celles de la deuxième sont simples.Le nom « salvia » dérive du latin « salvare », c’est-à-dire sauver ou guérir. En fait, ce sont les nombreux usages attribués à cette plante qui lui ont valu son nom. Ces dictons...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut