Rechercher
Rechercher

À La Une - Le Billet De Gaby Nasr

Zzzzzzzzzz !

Bingo ! Et de trois ! Après la déglingue d’un gouvernement qui, à force d’expédier les affaires courantes, ne court plus qu’après les affaires, après l’allongement bricolé du mandat du Parlement, voici liftée la fiche de paie du patron des bidasses, qui se retrouve ainsi rajeuni de deux bonnes années.
Tout se passe donc comme prévu : les institutions tombent en lambeaux l’une après l’autre, laissant sur le carreau un pays dépenaillé dont l’ultime carcasse constitutionnelle part en quenouilles. Aux suivants !
En somme si l’on refait les comptes, nous avons : un Parlement improbable flottant dans son mandat élargi, des Forces de sécurité intérieure chapeautées par un salarié en CDD assis sur son siège éjectable, un Conseil constitutionnel dont les « sages » pratiquent assidûment la danse du ventre devant leurs clergés respectifs, et un homme des casernes commandant en chef qui a perdu tout espoir de postuler l’année prochaine à l’auberge de Baabda. Mais ça, il ne l’a pas vu venir, le pauvre.
Tant et si bien qu’il ne reste plus dans la besace des Libanais qu’un chef de l’État en exercice, tirant sur l’élastique de son mandat jusqu’en mai prochain. 1943-2014 : ci-gît Liban en capilotade, né par accident et décolonisé trop tôt. Rideau !
Rideau ? Bernique ! Il y aura toujours Istiz Nabeuh, taulier du Parlement depuis 21 ans et palme éternelle du bail à rallonge dans le Guinness Book. Seul et esseulé, il pourra s’amuser à se proroger et se prolonger jusqu’au bas de son extrait de naissance. En circuit fermé et devant un hémicycle assoupi.
Certains hommes parlent durant leur sommeil, lui parlera pendant le sommeil des autres.

gabynasr@lorientlejour.com
Bingo ! Et de trois ! Après la déglingue d’un gouvernement qui, à force d’expédier les affaires courantes, ne court plus qu’après les affaires, après l’allongement bricolé du mandat du Parlement, voici liftée la fiche de paie du patron des bidasses, qui se retrouve ainsi rajeuni de deux bonnes années. Tout se passe donc comme prévu : les institutions tombent en lambeaux l’une après l’autre, laissant sur le carreau un pays dépenaillé dont l’ultime carcasse constitutionnelle part en quenouilles. Aux suivants ! En somme si l’on refait les comptes, nous avons : un Parlement improbable flottant dans son mandat élargi, des Forces de sécurité intérieure chapeautées par un salarié en CDD assis sur son siège éjectable, un Conseil constitutionnel dont les « sages » pratiquent assidûment la danse du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut