Un responsable proche du dossier a indiqué sous le couvert de l’anonymat que « cette mesure a été prise non pas pour nuire au peuple syrien, mais pour pouvoir contrôler le nombre de ressortissants qui arrivent au Liban, car le nombre de Syriens vivant actuellement dans le pays est désormais proche d’un million et demi de personnes ».
Ce responsable a rappelé « le poids de ces réfugiés sur la vie économique et sociale au Liban », notant que « la décision a été prise après une concertation entre divers ministères, dont ceux de l’Économie, du Travail et du Tourisme ».
Sur le terrain hier, deux roquettes sont tombées sur Macharih el-Qaa, sans faire de victimes, alors qu’à Ersal, des habitants ont rapporté qu’un « officier syrien de la famille Daroubi est derrière les explosions qui ont détruit des maisons situées à la frontière libano-syrienne, du côté syrien, et qui appartiennent à des personnes originaires de la localité ».
« Il y a une dizaine de jours, des officiers syriens ont tenté de déplacer les chicanes marquant la frontière dans le village de Macharih el-Qaa, grignotant un kilomètre de profondeur du territoire libanais. Après maintes protestations, les travaux se sont arrêtés, mais quelques jours plus tard, l’officier syrien en question a menacé de reprendre le travail si les habitants de Ersal ne lui versent pas 100 000 dollars. Comme ils ont refusé, il a détruit leurs maisons qui se trouvent à Joussieh, à l’intérieur du territoire syrien », affirment ces sources citées par NowLebanon.
À Beyrouth, le ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour s’est entretenu avec la représentante de l’UNHCR au Liban, Ninette Kelley, des moyens de soutenir la coopération dans le dossier des réfugiés syriens au Liban.
Les Nations unies manquent de moyens pour venir en aide aux réfugiés. La communauté internationale n’a payé que le tiers de la somme nécessaire pour secourir ceux qui ont quitté leurs maisons en Syrie.
Les pays arabes, quant à eux, continuent de verser leurs aides. C’est le cas notamment des Émirats arabes unis. Ainsi, la fondation caritative émiratie Khalifa ben Zayed al-Nahyane a publié hier un communiqué soulignant que « jusqu’à présent, plus de 80 000 familles de réfugiés syriens, se trouvant dans toutes les régions libanaises, ont profité de l’aide versée par l’association. Le travail se poursuivra ».
Par ailleurs, il semble que l’argent manque désormais aux partis prosyriens du Liban. Ainsi, selon une source proche du Parti syrien national social (PSNS), « le parti n’a plus les moyens de payer le loyer de certaines de ses permanences ».


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NORMAL, CE SONT DES FRÈRES.
11 h 05, le 03 août 2013