Aujourd’hui, mon coup de gueule vise les services médicaux au Liban. J’inclus dans les services médicaux, les hôpitaux, les médecins, les infirmières, etc., et surtout le ministère de la Santé.
La Sécurité sociale est presque inexistante ; et lorsqu’elle est présente, elle ne prend en charge qu’une partie des frais qui ont l’habitude d’être exorbitants au Liban, un des pays les plus chers de la planète, et pourtant avec un salaire de base des plus bas.
Certains diront : mais de quoi elle parle ? Il y a des médecins très humains au Liban.
Oui, mais combien ? Combien de malades sans assurance peuvent crever aux portes des hôpitaux parce qu’ils ne sont pas porteurs d’une carte d’assurance, qui peut arriver à coûter un salaire entier si l’on se réfère au salaire minimum libanais ?
Combien de patients sont refoulés à la réception d’un hôpital, parce qu’il n’ont pas les moyens de payer les soins nécessaires ? Combien d’erreurs médicales sont commises dans l’impunité totale ? Et je connais des personnes restées invalides, victimes d’une erreur médicale, et laissées sans la moindre indemnité. Et les responsables exercent encore...
Quelque chose est à faire dans ce domaine. Et ce quelque chose ne peut venir que des médecins eux-mêmes. Changer ce système de santé, réservé aux riches. Car les pauvres aussi tombent malades. Les personnes âgées aussi ont besoin de soins. Les démunis aussi peuvent avoir des maladies graves. Et la santé, cela devrait être le seul domaine où les relations ne sont pas basées sur l’argent.
Vous, les médecins libanais, vous avez prêté un serment. Mettez-le en pratique.
Nayla TAHAN ATTIÉ


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