La compagnie d’aviation nationale Middle East Airlines (MEA) a gelé ses accords avec les institutions étatiques ; des accords qui permettent aux fonctionnaires d’obtenir un certain nombre de billets gratuits à bord de ses vols. Interrogé par L’Orient-Le Jour, le PDG de la MEA, Mohammad Hout, n’a pas voulu s’étendre sur le sujet en précisant toutefois que « c’est un dossier qui devrait être traité par la présidence du Conseil des ministres, le ministère des Finances et le ministère des Affaires étrangères ».
Dans les détails, une source proche du conseil d’administration de la MEA a indiqué au quotidien The Daily Star qu’un haut placé au ministère des Finances avait reporté le paiement des arriérés dus à la compagnie nationale d’aviation, des arriérés qui totaliseraient 11 milliards de livres. Toujours selon le quotidien en langue anglaise, le ministère des Finances avait rejeté ces accusations en soulignant que chaque ministère et institution publique était responsable d’un budget alloué pour les voyages à bord de la MEA et que le ministère des Finances n’avait aucune responsabilité dans ces dépassements de budget.
Interrogé par L’OLJ, M. Samir Daher, conseiller économique auprès de la présidence du Conseil des ministres, a indiqué qu’il n’était pas au courant de cette décision de la MEA, mais que, selon lui, cette décision avait « peut-être été prise pour renflouer les liquidités de la MEA ou que cette dernière avait tout simplement pris la décision de ne plus avancer de billets gratuits aux grands commis de l’État ». Une source informée auprès du ministère des Finances a indiqué à L’Orient-Le Jour que le ministère préférait de pas communiquer sur l’affaire.
La MEA a toutefois précisé que sa décision n’englobait pas les fonctionnaires de la présidence de la République ni ceux des institutions sécuritaires.
R. A.

