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Liban

Fletcher à Rabieh : Nous voulons aider le Liban à demeurer à l’écart de la crise syrienne

En soirée, le chef du CPL a participé à un événement organisé pour la parution d'un ouvrage du journaliste et poète Habib Younès qui lui est dédié. Photo Nasser Trabulsi

Les retombées de la crise syrienne sur le Liban et les démarches qui pourraient être entreprises sur ce plan afin de consolider la stabilité sur la scène locale ont été au centre d’une réunion qui a groupé hier à Rabieh l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, et le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun.
À l’issue de l’entrevue, M. Fletcher a indiqué que la réunion avait été axée sur « les défis » auxquels est confronté le Liban du fait des crises qui secouent la région, notamment en ce qui concerne le dossier des réfugiés syriens et « les aides que la communauté internationale pourrait apporter » au Liban. Mettant l’accent sur l’importance d’une consolidation de la stabilité dans le pays, l’ambassadeur britannique a déclaré : « La Grande-Bretagne désire appuyer l’armée libanaise de même qu’elle veut apporter au Liban une aide pour soutenir ses efforts à l’égard des réfugiés (syriens), car c’est l’ensemble de la société qui pâtit de la situation présente. »
Et M. Fletcher d’ajouter : « Nous voulons également aider le Liban par le biais de démarches internationales afin qu’il demeure à l’écart des retombées de la crise syrienne. Nous poursuivrons nos efforts afin de sauvegarder la stabilité au Liban. »
En réponse à la question d’un correspondant de presse qui lui demandait si la décision de l’Union européenne d’inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes « soutenait la vision » de la Grande-Bretagne concernant le Liban, M. Fletcher a déclaré : « Nous désirons entreprendre toute action possible susceptible d’aider le Liban à préserver sa stabilité. » Interrogé enfin sur le fait de savoir si la décision de l’UE aura un impact politique sur le Liban, M. Fletcher a répondu : « Nous œuvrons de manière soutenue avec le gouvernement libanais afin d’appuyer la stabilité dans le pays. »
Il convient d’indiquer qu’après avoir quitté Rabieh, M. Fletcher a fait un accident de voiture bénin sur sa route de retour.

Mahfoud rappelle à Aoun ses positions sur le Hezbollah
Signalons sur un autre plan que la réaction du général Aoun à la mesure prise par l’UE contre la branche militaire du Hezbollah a été vivement critiquée hier par plusieurs pôles du 14 Mars. Rappelons qu’à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire tenue mardi, le général Aoun avait pris la défense du Hezbollah, dénonçant la décision de l’UE et affirmant à ce propos qu’elle est « en contradiction avec la Charte des Nations unies qui prévoit le droit des peuples à libérer leur territoire et le droit légitime à l’autodéfense ».
Les propos de M. Aoun à ce sujet ont été dénoncés par le chef du Mouvement du changement, Élie Mahfoud, membre également du directoire du 14 Mars. M. Mahfoud a rappelé dans ce cadre certaines prises de position que le général Aoun avait adoptées concernant le Hezbollah. Il a indiqué notamment qu’en date du 3 janvier 2005, M. Aoun avait déclaré que « la légitimité de l’action armée du Hezbollah s’est affaiblie après le retrait israélien » du Liban-Sud. M. Mahfoud a également rappelé que le 5 avril 2003, le général Aoun avait déclaré : « Je ne peux pas dialoguer avec le Hezbollah alors qu’il porte ses armes. Qu’il laisse ses armes de côté et c’est alors que nous pourrons nous asseoir à la même table et dialoguer. »
M. Mahfoud a rappelé aussi que dans une interview accordée à la MTV en avril 2002, le général Aoun avait déclaré : « L’affaire des fermes de Chebaa est une supercherie. J’assume la responsabilité de mes propos. Nous ne pouvons pas modifier la carte (géographique) à notre convenance. Les fermes de Chebaa ne sont pas libanaises. »
Enfin, le député Fady Karam, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a lui aussi déploré la réaction du général Aoun à la décision de l’UE, invitant le chef du CPL à « soutenir le peuple syrien dans sa lutte pour conquérir sa liberté et faire face à l’oppression et aux tueries quotidiennes dont se rendent coupables les alliés du général Aoun à l’égard du peuple syrien ».
Les retombées de la crise syrienne sur le Liban et les démarches qui pourraient être entreprises sur ce plan afin de consolider la stabilité sur la scène locale ont été au centre d’une réunion qui a groupé hier à Rabieh l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, et le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun.À l’issue de l’entrevue, M. Fletcher a indiqué que la réunion avait été axée sur « les défis » auxquels est confronté le Liban du fait des crises qui secouent la région, notamment en ce qui concerne le dossier des réfugiés syriens et « les aides que la communauté internationale pourrait apporter » au Liban. Mettant l’accent sur l’importance d’une consolidation de la stabilité dans le pays, l’ambassadeur britannique a déclaré : « La Grande-Bretagne désire...
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