Le président russe Vladimir Poutine va se rendre en Iran à la mi-août, peu après l’investiture du nouveau président iranien Hassan Rohani, pour tenter de relancer les négociations sur le dossier du nucléaire iranien, a rapporté hier le quotidien russe Kommersant. « La visite est prévue pour les 12-13 août », a déclaré une source proche du ministère des Affaires étrangères iranien, citée par le journal. « Le Kremlin compte profiter de l’arrivée au pouvoir du nouveau président Hassan Rohani pour relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien qui sont au point mort », écrit le journal, en citant des sources informées des préparatifs de cette visite. « Je ne peux confirmer l’information sur la visite de M. Poutine », a toutefois déclaré à l’agence iranienne Isna le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi. Pour sa part, le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, a indiqué qu’il ne pouvait « pas confirmer pour l’instant » les informations sur cette visite.
La visite de M. Poutine en Iran, une première depuis 2007, « permettrait de comprendre si les nouvelles autorités iraniennes sont prêtes à faire plus d’efforts pour prendre en compte les exigences de la communauté internationale », a de son côté déclaré une source diplomatique russe, citée par Kommersant. La mission de M. Poutine risque toutefois d’être « compliquée », étant donné que c’est le guide suprême iranien Ali Khamenei, le premier personnage du régime, qui a le dernier mot sur les grandes questions politiques et économiques du pays, a ajouté cette source.
Le religieux modéré Hassan Rohani, qui a promis pendant sa campagne électorale plus de souplesse dans le dialogue avec l’Occident, doit être investi à la présidence de l’Iran le 3 août. La Russie et les États-Unis se sont déclarés « prudemment optimistes » sur le dossier du nucléaire iranien, après l’élection de M. Rohani en juin. Le président russe a notamment émis l’espoir qu’il y aurait « de nouvelles opportunités pour résoudre le problème nucléaire iranien ».
En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a prôné hier des pressions croissantes sur l’Iran pour contraindre ce pays à renoncer à son programme nucléaire. « Nous connaissons parfaitement les menaces sur la sécurité (...) du monde entier que font peser des régimes irrationnels et extrémistes qui veulent s’équiper d’armes nucléaires et de missiles balistiques », a déclaré M. Netanyahu. Le 14 juillet, M. Netanyahu avait averti sur une télévision américaine qu’Israël pourrait intervenir militairement avant les États-Unis contre le programme nucléaire iranien, qualifiant le nouveau président Hassan Rohani de « loup déguisé en mouton ».
(Source : AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président russe Vladimir Poutine va se rendre en Iran à la mi-août, peu après l’investiture du nouveau président iranien Hassan Rohani, pour tenter de relancer les négociations sur le dossier du nucléaire iranien, a rapporté hier le quotidien russe Kommersant. « La visite est prévue pour les 12-13 août », a déclaré une source proche du ministère des Affaires étrangères iranien, citée par le journal. « Le Kremlin compte profiter de l’arrivée au pouvoir du nouveau président Hassan Rohani pour relancer les négociations sur le programme nucléaire iranien qui sont au point mort », écrit le journal, en citant des sources informées des préparatifs de cette visite. « Je ne peux confirmer l’information sur la visite de M. Poutine », a toutefois déclaré à l’agence iranienne Isna le porte-parole du...