Une partie des dirigeants sert les intérêts iraniens.
Une partie des dirigeants sert les intérêts saoudiens.
Une partie des dirigeants suit les intérêts qataris.
Une partie des dirigeants sert les intérêts américains .
Et vous voulez me dire que cela se fait sans contrepartie sonnante et trébuchante ou pour assouvir un soif de pouvoir, ce qui au Liban revient au même ?
Est-ce que les intérêts iraniens, séoudiens, etc. coïncident avec les intérêts de tous les Libanais ?
Ces dirigeants et ces partis font de tout pour servir leurs maîtres, jusqu’à allumer la mèche confessionnelle, et il se trouve toujours de pauvres gens aux instincts primaires et à la poche vide pour écouter leurs discours de fiel et attiser l’incendie allumé par ces hommes, prétendûment jaloux de notre bien-être.
Se révolter au Liban étant une impossibilité structurelle, car il y aura toujours des personnes qui transformeront la révolte en guerre confessionnelle, le Libanais doit choisir entre rester l’otage permanent qui doit subir la barbarie, et partir, la mort dans l’âme, vers des cieux plus cléments. Un divorce forcé avec sa terre natale bien-aimée.
L’amour impossible entre les Libanais, qui ne demandent qu’à s’entendre mais qui en sont empêchés, conduit irrémédiablement au divorce.
Les composantes du peuple qui veulent vivre en harmonie, quelle que soit leur confession, et qui ont les moyens de vivre sans la manne pétrolière du Golfe – puisqu’ils ont du pétrole eux-mêmes – en sont empêchées par l’appétit du pouvoir et du gain immédiat d’une partie de leurs dirigeants.
Quand la vie démocratique a été interrompue par la prorogation du mandat des députés par les mandatés eux-mêmes, les institutions déjà fragilisées sont tombées les unes après les autres, et principalement le Conseil constitutionnel et le Parlement, avec des tentatives de déstabilisation de l’armée, qui ont heureusement échoué. Avec cet écroulement des institutions et des alliances, les divorces entre les partis se sont multipliés, donnant libre cours aux tentatives de former d’autres alliances.
Le pays se retrouve en état d’apesanteur, complètement laissé à lui-même. Sans l’existence de la présidence de la République et de l’armée, le pays flotterait dangereusement au gré des courants, au milieu des récifs.
La majorité des gens est dégoûtée par l’irresponsabilité et la malhonnêteté de la plupart de ses dirigeants. S’ils se rendent compte qu’ils mettent en péril le pays et ses habitants, ils sont criminels ; s’ils ne s’en rendent pas compte, ils sont incapables. Dans les deux cas, nous n’en voulons pas et nous pourrons fort bien nous en passer.


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