Rechercher
Rechercher

Culture - Festival De Byblos

Rendez-vous ce 22 juillet avec Paco de Lucía, légende vivante du flamenco

Est-il encore nécessaire de présenter Paco de Lucía, l’un des meilleurs guitaristes flamencos au monde? Le musicien au jeu fabuleux, que le public libanais a déjà eu l’occasion – ou le bonheur plutôt! – d’écouter «live» à Baalbeck il y a quelques années, se produit ce lundi 22 juillet dans le cadre du Festival de Byblos cette fois.
Considéré comme l’une des légendes vivantes de la guitare flamenca, Paco de Lucía est l’un des initiateurs majeurs du «Nuevo Flamenco». Habité par cette quête de la passion et de la liberté qu’est l’expression flamenca, il a été celui qui lui a donné une dimension universelle en affirmant ses affinités avec la musique populaire, le jazz et le rock. Depuis sa première composition, Fantasía flamenca en 1969, jusqu’aux enregistrements de plusieurs thèmes du compositeur espagnol Manuel de Falla, son interprétation du Concerto d’Aranjuez de Joaquín Rodrigo, sa fameuse rumba Entre dos aguas et son album Ziryab, Paco de Lucía a enrichi le flamenco en y puisant de nouveaux matériaux sonores et l’a porté vers de nouveaux horizons.
On peut considérer que Francisco Sánchez Gómez, né en 1947 à Algésiras (sud de l’Espagne), dit Paco de Lucía (soit Paco, le fils de Lucía), est tombé enfant dans la potion magique de la musique
andalouse.
«Il y avait dans notre maison une grande cour intérieure. Quand mon père rentrait la nuit, il continuait à jouer pour le plaisir avec d’autres musiciens. Beaucoup de grands noms sont passés par ce patio et je me réveillais dans cette ambiance. Avant même de poser les doigts sur un manche de guitare, je connaissais tout du flamenco: les rythmes les plus complexes, le langage», a-t-il un jour confié au cours d’une interview.
Ainsi, dès l’âge de 5 ans, Paco de Lucía apprend la guitare avec son père, lui-même donc guitariste, et son frère aîné Ramon. Musicien prodige, il donne sa première prestation quatre ans plus tard lors d’un concert organisé pour la radio. À dix ans, il obtient un prix spécial au Festival international de flamenco de Jerez de la Frontera, prix qu’il remportera également en 1962 pour un duo avec son frère. L’année suivante, âgé d’à peine 16 ans, il fait sa première tournée en tant que guitariste de la compagnie de danse et de chant flamencos de José Greco. À New York, il rencontre Mario Escudero et Sabicas, deux guitaristes espagnols de renommée qui l’encouragent à mener une carrière de soliste.
En 1967, il sort son premier disque solo peu modestement intitulé La Fabulosa Guitarra de Paco de Lucía mais qui remporte un vif succès et contribue à élargir son audience. Dès lors, il ne cesse d’enregistrer et de se produire dans le monde entier. En 1973, il grave Entre dos aguas, un morceau qui est un jalon important de l’histoire de la guitare flamenca. Et qui, pour la petite histoire, sera choisi des années plus tard par Woody Allen pour figurer dans la bande-son de son film Vicky Cristina Barcelona.
À noter dans ce registre qu’il est l’un des compositeurs de la musique du film The Hit de Stephen Frears en 1984. Et qu’il a joué en tant que comédien et guitariste dans la fameuse adaptation cinématographique de Carmen par Carlos Saura !
L’innovation de ses compositions flamencos, associée à une grande technique instrumentale, lui ouvre des horizons musicaux. Il va ainsi collaborer avec des guitaristes de renommée internationale, comme Larry Coryell, Chick Corea... Ou encore John McLaughlin et Al Di Meola, avec lesquels il enregistre un disque en 1981 à l’issue d’une tournée mondiale, Friday Night in San Francisco, qui se classera parmi les meilleures ventes de guitare instrumentale.
Au contact de ces jazzmen, Paco de Lucía se familiarise avec l’improvisation, une discipline qu’il ne maîtrisait pas. Et il apprend à improviser sur scène avec des spécialistes en la matière, au prix de maux de tête terribles. Tout cela sans jamais oublier son univers musical d’origine. Il s’associera ainsi à l’enregistrement de 10 albums de la grande figure du chant flamenco Camarón de la Isla.
En automne 2004, Paco de Lucía reçoit le prix Prince des Asturies des arts, qui est le plus prestigieux d’Espagne. Le jury a estimé qu’il était «le plus universel des artistes flamencos». «Son style a fait école parmi les jeunes générations et son art est devenu l’un des meilleurs ambassadeurs de la culture espagnole à travers le monde», dira-t-il.
Un concert à ne pas manquer donc, que vous soyez aficionados de la culture espagnole ou simple amateur de bonne musique!
Est-il encore nécessaire de présenter Paco de Lucía, l’un des meilleurs guitaristes flamencos au monde? Le musicien au jeu fabuleux, que le public libanais a déjà eu l’occasion – ou le bonheur plutôt! – d’écouter «live» à Baalbeck il y a quelques années, se produit ce lundi 22 juillet dans le cadre du Festival de Byblos cette fois. Considéré comme l’une des légendes vivantes de la guitare flamenca, Paco de Lucía est l’un des initiateurs majeurs du «Nuevo Flamenco». Habité par cette quête de la passion et de la liberté qu’est l’expression flamenca, il a été celui qui lui a donné une dimension universelle en affirmant ses affinités avec la musique populaire, le jazz et le rock. Depuis sa première composition, Fantasía flamenca en 1969, jusqu’aux enregistrements de plusieurs thèmes du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut