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Nos lecteurs ont la parole

Échos d’une douceur passée

Par Joe ACOURY
La mer caresse le rocher. L’écume hésitante marque de ses doigts de fée blanche la pente ondulée. Une mémoire d’homme filme la scène, retient la grâce de chaque vague qui, d’un bras majestueux, emplit ses yeux d’une douceur infinie.
Cette scène insolite est un hommage à la douceur et à la modération de la génération des années 20.
Elle a appris à respecter la connaissance, le savoir autant que le dialogue. La révérence faite à la coexistence était un geste commun basé sur le respect des cultures.
De nos jours, le rythme rapide engage le souffle à favoriser la réponse instantanée sur le raisonnement. Il entraîne l’esprit à réduire considérablement la compréhension lente et nuancée des valeurs de la nature et de l’humain.
Les médias ont laissé l’empreinte du savoir étalé. Devenues un guide intrusif au quotidien de notre parcours, les versions liées aux événements dans le monde vont remplacer l’éveil progressif de la conscience individuelle et la façonner. Les réflexions et questionnements propres à l’engagement des uns vis-à-vis des autres, cette implication humaine spontanée d’un être à l’égard d’un voisin de notre globe terrestre lâchent progressivement prise en faveur de tendances, de certitudes idéologiques et politiques concoctées d’avance pour être ensuite ignorées au fil du temps.
Pourtant, il y eut cette euphorie de nos pères quand le roulement des hanches de Marilyn pesait aussi bien que la fumée de Marlowe, le détective privé. Quand on parlait de charme et de féminité, de l’homme et de la femme – l’esthétique, la démarche, la forme détournaient souvent l’attention sans l’arrêter. La pupille au cil charmeur attendait la lecture sensorielle de celui ou celle qui clignera aux premiers signes. Le silence subtil d’une attente permettait d’apprécier la rondeur de la séduction par la complicité.
Ce fameux dialogue, raté d’avance, occupe tant de pensées, de réflexions, calculs et intérêts... Ne pas réussir à s’y engager entre partisans de tendances opposées veut dire aussi refuser d’y introduire une étape : l’expérience initiatrice du vécu non conflictuel.
Ainsi, proposer d’éveiller des comportements positifs ; simples et chaleureux pour mieux se connaître stimule la découverte en groupe de la coordination. Partager ensemble une préparation à la marche, une expédition touristique dans notre superbe nature favorise indéniablement la coexistence. Penser, écouter et faire de belles actions devient possible. Elles pourraient servir de base pour construire des échanges complexes au service des gens et de la patrie.
De grâce, soyons les fidèles héritiers de nos ancêtres. Eux ont placé en priorité le bon sens de l’efficacité pratique, faute de perdre ce que nous Libanais possédons de meilleur : la douceur de vivre.
Remercions Dieu de nous offrir ce doux été, malgré la chaleur. Quel beau signe de modération conciliatrice sur toutes les tensions et colères !
La mer caresse le rocher. L’écume hésitante marque de ses doigts de fée blanche la pente ondulée. Une mémoire d’homme filme la scène, retient la grâce de chaque vague qui, d’un bras majestueux, emplit ses yeux d’une douceur infinie.Cette scène insolite est un hommage à la douceur et à la modération de la génération des années 20.Elle a appris à respecter la connaissance, le savoir autant que le dialogue. La révérence faite à la coexistence était un geste commun basé sur le respect des cultures.De nos jours, le rythme rapide engage le souffle à favoriser la réponse instantanée sur le raisonnement. Il entraîne l’esprit à réduire considérablement la compréhension lente et nuancée des valeurs de la nature et de l’humain.Les médias ont laissé l’empreinte du savoir étalé. Devenues un guide...
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