Le ministre Bassil, lors de l’inspection de la nouvelle centrale de Zouk, hier. Photo Émile Eid
Dans une déclaration à la presse, dans le cadre de sa visite, M. Bassil a affirmé que la première phase de la nouvelle centrale sera achevée durant l’été 2014 et, à l’automne de la même année, la totalité du projet devrait être terminée de sorte que la nouvelle centrale pourrait alors fournir une production de 194 mégawatts.
Le ministre a indiqué dans ce cadre que le manque de fonds entrave l’accroissement de production du courant électrique. Il a précisé à cet égard que, cet été, la production dans l’ensemble du pays a atteint 1 600 à 1 700 mégawatts, alors qu’elle pourrait être, en cette période de l’année, de 1 800 à 1 900 mégawatts. M. Bassil a souligné que cette puissance de production n’a pas pu être atteinte « faute de fonds suffisants », sachant que le ministère des Finances, selon le ministre, doit à EDL des montants substantiels, sur base de résolutions prises en Conseil des ministres.
M. Bassil a, par ailleurs, relevé que les efforts visant à réduire la pollution provoquée par la centrale de Zouk ont progressé dans la bonne direction. Il a fait état d’études et de rapports qui ont été établis sur ce plan au cours des derniers mois et qui ont confirmé ces résultats, de sorte que la pollution dont se plaignent les habitants du littoral du Kesrouan devrait être réduite dans une large mesure, a ajouté le ministre qui a précisé que ces efforts visant à diminuer la pollution due à la centrale de Zouk ont été entrepris sans que cela n’entraîne un coût supplémentaire au niveau de la production.
« À chacun sa rue »...
Sur un tout autre plan, et en réponse à la question d’un correspondant de presse qui l’interrogeait sur la position de certains députés du courant du Futur qui ont menacé d’avoir recours à la rue si le rationnement du courant se poursuit dans la capitale, M. Bassil a déclaré : « Électricité du Liban a publié deux communiqués apportant des éclaircissements au sujet d’une panne à cet égard. Que devraient dire les députés du Kesrouan ? Où est-ce que le courant est le plus assuré, à Beyrouth ou dans le Kesrouan ? Nul ne peut menacer d’avoir recours à la rue car chacun a sa rue. Se battre contre les moulins à vent ne mène à rien », a conclu M. Bassil.
Il convient d’indiquer dans ce cadre que le député Ammar Houri, membre du bloc parlementaire du courant du Futur, a dénoncé, dans une interview à l’OTV (chaîne aouniste), le rationnement « inhabituel » du courant électrique à Beyrouth, soulignant que certaines régions de la capitale n’ont été approvisionnées en électricité que 6 heures ces derniers jours. « Beyrouth n’appartient à aucune communauté mais à tout le Liban, c’est la capitale politique, économique et touristique du pays, a souligné M. Houri. Depuis le début du mois de ramadan, le courant électrique est coupé quotidiennement avant l’iftar. Les habitants se plaignent de ce rationnement sévère, surtout durant le mois de ramadan », a conclu M. Houri.


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Euh...prête à quoi?
16 h 11, le 17 juillet 2013