Affirmant que les efforts déployés pour former le gouvernement n’ont pas encore atteint le stade de la détermination « des noms et des portefeuilles », M. Aoun a souligné qu’il est opposé au principe de l’alternance dans l’attribution des ministères dans le cas de figure où un gouvernement a une courte durée de vie. Il a ajouté dans ce cadre qu’à son avis, le camp du 8 Mars devrait être représenté au sein du nouveau cabinet par 11 ministres, contre 13 au 14 Mars et aux centristes. En réponse à une question, il a par ailleurs estimé qu’« il n’y aura pas de gouvernement au stade actuel ».
Interrogé en outre sur ses rapports avec le président du Parlement, Nabih Berry, le chef du CPL a déclaré : « Il s’agit de relations qui marquent celles de députés avec le président de la Chambre. »
L’entente avec
le Hezbollah
Sur un autre plan, le chef du CPL a affirmé une fois de plus le caractère « immuable » de son « entente stratégique » avec le Hezbollah. « L’entente stratégique avec le Hezbollah ne va pas changer », a-t-il souligné en réponse à une question.
La position du CPL lors du conflit de juillet 2006 (entre le Hezbollah et Israël, NDLR) « n’est pas une faveur » au Hezbollah, a affirmé sur ce plan M. Aoun. « Nous avons choisi la coexistence (...), nous perdrons ou gagnerons la bataille ensemble », a-t-il ajouté, en qualifiant sa position en 2006 de « nationale ».
Certains médias ont indiqué la semaine dernière que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ne cesse de répéter lors de ses rencontres avec des personnalités « que le Hezbollah doit à M. Aoun une faveur ». Le chef du CPL a « remercié » le leader du Hezbollah pour ses sentiments à son égard, soulignant à ce propos que la position qu’il a adoptée en 2006 était « un devoir national qui a été mis à profit en mettant en place une cohésion entre deux grandes composantes du peuple libanais ». « Ces deux grandes composantes ont appris à se connaître », a-t-il affirmé, ajoutant dans ce cadre : « Mais nous devons poursuivre nos contacts avec les autres partis (...) que nous voulons inclure dans cette entente. »
Rappelons à ce propos que le quotidien al-Akhbar a fait état dans son édition de samedi d’un « rapprochement » entre Michel Aoun et le chef du courant du Futur Saad Hariri, indiquant que les deux responsables sont en « contact indirect ». « Les contacts s’effectuent via des amis communs », a précisé une source proche du CPL au journal, ajoutant qu’une délégation du courant du Futur pourrait se rendre à Rabieh dans les jours à venir. La même source affirme que ce « rapprochement » s’est effectué après la rencontre le 2 juillet entre M. Aoun et l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, Ali Awad Aassiri, à Rabieh.
Interrogé sur ce « rapprochement », le chef du CPL a ironisé sur les informations selon lesquelles son entretien avec l’ambassadeur saoudien pourrait paver la voie à une réconciliation avec Saad Hariri. Il a déclaré que certains organes de presse font preuve d’une « imagination débordante » à ce propos. M. Aoun s’est toutefois dit ouvert à tout rapprochement avec les autres forces politiques du pays. Il a ajouté que, selon lui, Riyad œuvre à rapprocher les Libanais et à renforcer la stabilité et la sécurité au Liban.
Il a enfin mis en garde contre de nouveaux attentats similaires à celui qui a eu lieu mardi dernier dans le quartier de Bir el-Abed, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti chiite. Il a toutefois averti que le prochain attentat pourrait viser des régions non chiites.


IMMUABLE ! C'EST TROP... ELLE EST PLUTÔT DILUABLE !
20 h 16, le 15 juillet 2013