S’exprimant, à l’occasion d’un événement à caractère social, sur la situation politique dans le pays, M. Bou Faour a espéré que « la constitution du gouvernement puisse servir à résoudre les problèmes, non à les créer ». À ce propos, il a invité les politiques à cesser de faire pression de part et d’autre sur le Premier ministre désigné, Tammam Salam, « soit pour constituer un gouvernement du fait accompli, soit en le submergeant de conditions et de conditions contraires en refusant les formules qu’il suggère ».
« M. Joumblatt est persuadé que l’on ne peut s’offrir en ce moment le luxe d’étaler une position et son contraire, ou de défendre un argument et son inverse (...), mais plutôt de faire preuve de sagesse », a-t-il dit. « Peu importe si les parties en place ont toutes raison, ou si au contraire, elles sont dans l’erreur », a ajouté le ministre. « Tout ce que l’on sait, c’est qu’elles ont des responsabilités respectives », a-t-il dit, en relevant que « les politiques n’ont pas fait preuve de grande sagesse pour éviter d’importer la crise syrienne au Liban ». Selon lui, et en dépit de la rhétorique que l’on entend de part et d’autre, aucune partie n’a véritablement déployé d’efforts en vue de concrétiser le principe de la distanciation du Liban par rapport à ce qui se passe en Syrie.
« Le spectacle le plus hideux est de voir les politiques divisés autour de la question de l’armée, les uns voulant demander à l’institution militaire des comptes à rendre, les autres cherchant soudain à faire preuve d’excès d’amour à son égard », a-t-il ironisé, soulignant que dans l’un ou l’autre cas, les positions sont le fruit de la recherche d’intérêts politiques respectifs.
C’est le même ton de reproche à l’égard des pôles politiques que prend le ministre démissionnaire des Déplacés, Alaeddine Terro. Lors d’une intervention, il a dénoncé à son tour « les tiraillements politiques et la discorde itinérante », qui, a-t-il précisé, « est une résultante de l’exacerbation politique entre les deux camps en présence ».
« Cette situation, a insisté M. Terro, menace sérieusement l’avenir du pays », comme l’a démontré la série d’incidents sécuritaires qui ont récemment secoué la scène interne. Le ministre a préconisé le retour à la raison, au dialogue et à la coexistence.
Évoquant à son tour l’attaque qui a ciblé ces derniers jours l’armée, il a affirmé qu’en dépit de l’existence d’erreurs commises par certains éléments au sein de la troupe, « nous sommes invités à soutenir l’institution militaire et à la protéger ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
IL N'Y A PAS DE POMPIERS... IL N'Y A QUE DES PYROMANES ! EST-CE BEAUCOUP DE LE DIRE ???
20 h 24, le 15 juillet 2013