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Liban

À l’attention de l’Église maronite, des mots... et des maux

Par Farès SOUHAID - Coordinateur général du 14 Mars
Depuis l’arrivée de Mgr Béchara el-Raï à la tête de l’Église maronite, nous vivons des moments qui frôlent une incertitude angoissante s’agissant des choix politiques essentiels.
Cette instabilité est pour le moins éreintante, d’autant que le quotidien du pays et de la région devient, au fil des jours, de plus en plus pesant. Nous avons plus que jamais besoin de clairvoyance pour renouer avec notre projet fondateur, afin d’être allégés du fardeau existentiel qui nous transforme de plus en plus de citoyens actifs en minoritaires craintifs et apeurés.
Cette lettre est adressée à tous ceux qui pourront lui trouver une utilité.
Nous voulons vivre et léguer, à notre tour, ce qui nous a été transmis et devons communier avec notre histoire; communier, c’est-à-dire connaître notre histoire, avec le cœur et l’esprit.
Il faudrait que les chrétiens arabes, et les maronites surtout, se rappellent que le Liban est le fils aîné de l’Église orientale, tout comme la France a été la fille aînée de l’Église catholique romane.
Il faudrait aussi que l’Église opère continuellement à la défense de son fils aîné. Son esprit est le sien, l’âme de son fils est tolérante, son caractère se base sur l’indépendance et sa raison d’être dans cette partie du monde est nécessaire.
Il faudrait toutefois que l’Église soit fière de son fils, surtout que ses enfants, les petits-enfants de l’Église défendent aujourd’hui leur « père ».
Cet attachement des Libanais, tous les Libanais, musulmans et chrétiens, à l’image de leur père ne devrait pas susciter la jalousie de l’Église au point qu’elle en vienne à renier son fils spirituel !
Le fait que les musulmans affichent leur amour pour le Liban ne devrait pas conduire au reniement par l’église de son fils ! Elle devrait au contraire en être plus que fière encore !
Il faudrait finalement qu’une Église intelligente se tourne vers le monde arabe et lui présente son fils spirituel comme modèle humaniste du vivre ensemble en paix, tout en étant différents.
Après tout, l’on ne saurait concevoir qu’un père puisse renier son fils, uniquement parce que ce dernier rivalise avec lui en amour et en beauté !
Depuis l’arrivée de Mgr Béchara el-Raï à la tête de l’Église maronite, nous vivons des moments qui frôlent une incertitude angoissante s’agissant des choix politiques essentiels.Cette instabilité est pour le moins éreintante, d’autant que le quotidien du pays et de la région devient, au fil des jours, de plus en plus pesant. Nous avons plus que jamais besoin de clairvoyance pour renouer avec notre projet fondateur, afin d’être allégés du fardeau existentiel qui nous transforme de plus en plus de citoyens actifs en minoritaires craintifs et apeurés.Cette lettre est adressée à tous ceux qui pourront lui trouver une utilité.Nous voulons vivre et léguer, à notre tour, ce qui nous a été transmis et devons communier avec notre histoire; communier, c’est-à-dire connaître notre histoire, avec le cœur et...
commentaires (4)

J’espère que le message sera entendu a sa juste valeur!

Pierre Hadjigeorgiou

11 h 47, le 12 juillet 2013

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Commentaires (4)

  • J’espère que le message sera entendu a sa juste valeur!

    Pierre Hadjigeorgiou

    11 h 47, le 12 juillet 2013

  • Bon alors on va essayer autrement...vous avez raison,M. Souhaid...vous êtes le plus beau,M. Souhaid...que dieu vous bénisse M. Souhaid...Mgr RaÏ a tort et vous avez raison M. Souhaid...heureusemnt que vous êtes là,M. Souhaid...ô grand mamamouchi des maronites...M. Souhaid...çà va comme çà?

    GEDEON Christian

    14 h 22, le 11 juillet 2013

  • Cher Monsieur, Je ne sais pas quel est le degré de votre représentation de la communauté Maronite mais je pense qu’il l’est certainement beaucoup moins que celui du Patriarche Cardinal Raï puisque les foules que vous rassemblez ne représentent pas grand-chose comparées aux foules qu’il soulève. Je ne sais pas non plus quel est le degré d’amour que vos amis portent pour le Liban, comme vous le dites dans votre article qui est pour le moins en grande partie incompréhensible, quand ils sapent le seul rempart qui nous protège et protège notre pays, je veux dire l’Armée.. Curieux amour que celui-ci dont vous faites l’éloge. J’ai beaucoup hésité de faire ces remarques mais vous m’en donnez l’occasion alors pourquoi s’en priver. Si la communauté Maronite est considérée comme le fils ainé de l’église orientale c’est certainement le résultat de la lutte de la lignée des 78 patriarches depuis 1400 ans et du peuple qui les appuie. Il serait néanmoins plus utile pour la politique de notre pays et pour son avenir de séparer la religion et l’état pour qu’il n’y ait plus ce genre de discours.

    Joseph Zoghbi

    11 h 14, le 11 juillet 2013

  • BELLES PAROLES MAIS UNIQUEMENT DES PAROLES EN L'AIR. IL EST VRAI QUE LE PATRIARCHE PÈCHE PAR EXCÈS DE TERGIVERSATION ET DE FLOU AU LIEU D'OSER NOMMER LES CHOSES ET LES GENS PAR LEUR NOMS... IL N'EST PAS POLITICIEN... IL EST SPIRITUEL. PAR CONTRE QUE FONT LES CHEFS CHRÉTIENS ET SURTOUT ET PRINCIPALEMENT... LES MARONITES, DE PRODROMES DE LA DÉMOCRATIE DEVENUS AUJOURD'HUI TIMIDES "SUIVISTES" ? AVANT DE BLÂMER LE PATRIARCHE BLÂMEZ-VOUS... TOUS LES LEADERS MARONITES... FOSSOYEURS ET DE VOTRE COMMUNAUTÉ ET DES CHRÉTIENS DU LIBAN. QUE FAITES-VOUS POUR VOUS UNIR EN UN SEUL FRONT ET DE PARLER D'UN PIED ÉGAL AVEC TOUS LES AUTRES ? CHARITÉ BIEN ORDONNÉE COMMENCE PAR SOI-MÊME ! ALLEZ... MONTREZ-LE NOUS... VOUS "TOUS" LES CHEFS CHRÉTIENS... 3AYB 3LÉYKON !

    SAKR LOUBNAN

    08 h 36, le 11 juillet 2013

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