Le bloc s’est réuni hier sous la présidence de l’ancien Premier ministre Fouad Siniora. Photo Dalati et Nohra
Les participants à la réunion hebdomadaire du groupe parlementaire se sont en outre déclarés surpris par certaines positions prises sur les lieux de l’explosion, « qui révèlent le degré d’exacerbation entre Libanais qui doivent s’unir face aux criminels ». « La déclaration du vice-Premier ministre israélien, qui a affirmé qu’Israël n’est pas impliqué dans l’attentat et que ce dernier résulte du conflit chiito-sunnite et de la guerre en Syrie qui se propage au Liban, est dangereuse et il faut y prendre garde », ont-ils ajouté.
Sur un autre plan, le bloc du Futur s’est prononcé à propos de la réunion du 14 Mars dimanche dernier à Majdelioun, jugeant que les décisions qui y ont été prises expriment une volonté d’attachement au projet de l’État civil et démocratique, qui respecte les droits de l’homme et les libertés publiques. « Le bloc croit en effet que le Liban ne peut être dominé par une communauté ou un parti, et que ses institutions constitutionnelles, sécuritaires et politiques sont pour tous les Libanais », a poursuivi le communiqué publié par le bloc, qui a déclaré que « les rumeurs de tutelle et d’infiltration nuisent à l’État et le décrédibilisent ». « Les critiques constructives visent ainsi à améliorer la situation pour assurer l’unité et la préservation des institutions de l’État », affirme le texte.
Et d’ajouter : « Les mesures prises par les autorités militaires concernées d’arrêter deux soldats pour des violations et des abus commis à Abra constituent un bon début au niveau de la reddition des comptes. Sur ce plan, le bloc du Futur attend toujours les résultats de l’enquête concernant la participation du Hezbollah aux combats de Abra, et les mesures concrètes visant à faire de Saïda une ville dépourvue d’armes. »
Sur un autre plan, le groupe parlementaire s’est déclaré surpris par la campagne menée contre le courant du Futur et ses députés, prétendant que le courant œuvre pour saboter les institutions de l’État et à semer la discorde. « Le courant du Futur a toujours milité pour la paix civile, et le renforcement du rôle de l’État et de ses institutions », a rappelé le communiqué.
Les participants à la réunion ont finalement dénoncé encore les « carnages commis en Syrie et auxquels participent les milices armées dont le Hezbollah », refusant une nouvelle fois les blocus contre la localité de Ersal.


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