Une vue de la table de la députée de Saïda, venue appeler à la paix civile en lançant la campagne « Halte à la peur » à partir de Tripoli. Photo ANI
« Je suis venue chez vous pour vous faire part de mes appréhensions, vous qui êtes les partisans de la souveraineté et de l’indépendance », a déclaré la députée Hariri à l’ouverture de son discours. « Je porte avec moi la peur des habitants de Saïda et de ses environs, dont la quiétude et la liberté ont été bafouées à cause de l’absence d’un État juste et puissant. » « Désormais, nous porterons plainte devant la justice à chaque fois qu’un citoyen est humilié dans sa patrie sous la supervision de l’État », a-t-elle déclaré, appelant tous les avocats du pays à former des réseaux juridiques pour « la défense des droits du citoyen violés par l’État ».
« Lorsqu’un bon citoyen craint l’armée... »
« Toute violation de la sécurité du citoyen est le signe d’un État déchu », a-t-elle rappelé, soulignant que « la subordination de l’État à des directives et à une autorité en fait un État injuste, un État d’occupation, faisant payer au citoyen le prix d’une sécurité qu’il ne reçoit pas ».
La députée de Saïda a salué avec la même gravité « nos fils et frères qui se sont présentés de plein gré pour servir la plus haute mission nationale, à travers les institutions militaires et sécuritaires ».
« C’est parce que cette mission est noble que nous n’avons épargné aucun effort pour renforcer les institutions sécuritaires. Mais lorsqu’il arrive qu’un bon citoyen prend peur à la vue d’un uniforme militaire, cette mission nationale supérieure que portent nos officiers et nos soldats tombe et s’effrite », a-t-elle précisé.
Revenant dans ce cadre sur les combats de Abra entre l’armée et les partisans islamistes d’Ahmad el-Assir, elle a rappelé « les multiples aspects des difficultés vécues à Saïda », entre les vies perdues et les dégâts essuyés. « Nous ne renoncerons ni à notre droit de savoir ce qui s’est réellement passé ni à la liberté d’opinion et de culte dans les limites de la loi et des institutions ».
« J’ai failli à mes devoirs envers Tripoli au cours des deux précédentes années, pendant lesquelles j’observais la ville livrée à l’instabilité pour la marginaliser et l’éloigner socialement et politiquement de l’État (...). J’ai failli à mes devoirs parce que j’avais l’illusion du pouvoir, celui de l’État et de ses institutions. » Se désolant de termes devenus habituels, « comme les lignes de démarcation ou encore la sécurité à l’amiable », Bahia Hariri a poursuivi : « Nous ne permettrons plus à l’État, qui a renoncé à son rôle en 1975, de délaisser à nouveau ses responsabilités envers le citoyen libanais. » Saluant les initiatives civiles pour la paix à Tripoli, « un mouvement exceptionnel », Bahia Hariri a appelé tous les Libanais, « un à un, citoyen par citoyen, à crier halte à la guerre ». « Tout ce qui cause la peur et l’inquiétude constitue une atteinte à l’État et à la société », a-t-elle encore rappelé, déclarant le 1er septembre (par référence au 1er septembre 1920 – Déclaration du Grand Liban) « date de la déclaration du grand citoyen ».


Nabatiyé toujours dans le viseur d'Israël : des ouvriers bangladais et syrien, et deux personnes distribuant du pain tués à Zebdine
De toute façon il faudra un super avocat pour défendre le moineau qui a proféré des menaces de morts en direct sur l'OTV ... au fait il se cache où ?? pouvez vous juridiquement nous le livrer avec son mentor le WAZWAZ...
13 h 44, le 08 juillet 2013