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Liban - Citoyen Grognon

Cauchemardesque trafic !

Les Libanais ne savent plus à quel saint se vouer. En cette période estivale où le pays reçoit ses expatriés en dépit de la crise, où les estivants prennent le chemin des villages de montagne et des centres balnéaires, les embouteillages sont le cauchemar des automobilistes. Un cauchemar devenu quotidien et qui touche non seulement la capitale, mais aussi tous les axes routiers du pays.
Un cauchemar qui empire un peu chaque jour, jusqu’à devenir intenable. Vu l’état déplorable des routes. Vu le nombre incalculable de travaux qui s’étirent en longueur dans le temps... et dans l’espace. Vu l’incompétence des agents routiers et l’inexistante signalisation. Vu les camions qui envahissent les routes, nuit et jour, tous les jours de la semaine, samedi, dimanche et fêtes. Vu l’indiscipline légendaire du Libanais et son manque de civisme.
Les autorités responsables du trafic routier réagissent en faisant preuve de... léthargie. Pour ne rien changer à leurs habitudes. Alors que se fait attendre un plan d’urgence pour désengorger les routes, des mesures concrètes, quoi, basées sur des études scientifiques ou sur des expériences réussies. Comme par exemple la mise en place de transports publics dignes de ce nom. Mais rien ! Tout au plus, ces autorités ont-elles quelque peu changé les horaires de circulation sur la route côtière Beyrouth-Jounieh, comme pour brasser du vent. Mais sans plus. Le résultat était prévisible. Les choses en sont au même point, elles empirent même.
Cerise sur le gâteau, l’arrivée au Liban du président palestinien, Mahmoud Abbas, pour une visite officielle en début de semaine. Optant comme d’habitude pour la solution de facilité, les autorités ont tout bonnement pris la décision de couper les routes situées sur l’itinéraire du président Abbas. Sans le moindre préavis. Sans la moindre considération pour les citoyens bloqués des heures durant dans des embouteillages monstres et qui ne pouvaient qu’exprimer leur colère.
Le spectacle était pitoyable. La capitale et ses entrées étaient transformées en longues files de voitures collées les unes aux autres, pare-chocs contre pare-chocs. Derrière leur volant, transformés en furies, chauffés à bloc, les automobilistes klaxonnaient à qui mieux mieux, se lançant dans d’interminables invectives contre le pays, ses dirigeants, leur éternelle incompétence et leur inadmissible mépris du citoyen.
Les Libanais ne savent plus à quel saint se vouer. En cette période estivale où le pays reçoit ses expatriés en dépit de la crise, où les estivants prennent le chemin des villages de montagne et des centres balnéaires, les embouteillages sont le cauchemar des automobilistes. Un cauchemar devenu quotidien et qui touche non seulement la capitale, mais aussi tous les axes routiers du pays. Un cauchemar qui empire un peu chaque jour, jusqu’à devenir intenable. Vu l’état déplorable des routes. Vu le nombre incalculable de travaux qui s’étirent en longueur dans le temps... et dans l’espace. Vu l’incompétence des agents routiers et l’inexistante signalisation. Vu les camions qui envahissent les routes, nuit et jour, tous les jours de la semaine, samedi, dimanche et fêtes. Vu l’indiscipline légendaire du Libanais et...
commentaires (2)

Pair et impair, oui, mais a la condition d'assurer un systeme de transport public valable a l'interieur de la zone urbaine de Beyrouth. C'est tout un programme a mettre en place. Ce que je ne comprends pas c'est le fait que depuis plus de vingt ans des centaines d'etudes detaillees ont ete entreprises concernant le transport, mais rien n'a ete execute. Pourquoi avons-nous depense tellement d'argent pour ne rien faire en definitive? Que fait-on de toutes ces etudes qui s'entassent dans les archives du Ministere de la Reforme Administrative? Et pourquoi le public n'est-il pas autorise a les acceder? Ne sont-elles pas la propriete des citoyens qui en ont finance le cout a partir de leurs taxes? Quelle pagaille?

George Sabat

17 h 36, le 06 juillet 2013

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Commentaires (2)

  • Pair et impair, oui, mais a la condition d'assurer un systeme de transport public valable a l'interieur de la zone urbaine de Beyrouth. C'est tout un programme a mettre en place. Ce que je ne comprends pas c'est le fait que depuis plus de vingt ans des centaines d'etudes detaillees ont ete entreprises concernant le transport, mais rien n'a ete execute. Pourquoi avons-nous depense tellement d'argent pour ne rien faire en definitive? Que fait-on de toutes ces etudes qui s'entassent dans les archives du Ministere de la Reforme Administrative? Et pourquoi le public n'est-il pas autorise a les acceder? Ne sont-elles pas la propriete des citoyens qui en ont finance le cout a partir de leurs taxes? Quelle pagaille?

    George Sabat

    17 h 36, le 06 juillet 2013

  • Il faudra revenir à la formule pair et impair , et ne plus laisser les camions rouler que le soir pour éviter ces embouteillages monstres au quotidien . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A.Nazira

    11 h 21, le 06 juillet 2013

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