Rechercher
Rechercher

Sport - Trois Questions À...

Garibian : « Les arbitres ont besoin de sérénité, confiance et reconnaissance »

Nommé jeudi directeur technique de l’arbitrage, l’ancien président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel Pascal Garibian a expliqué à l’AFP que les arbitres avaient « besoin de sérénité, de confiance et de la reconnaissance de tous les acteurs du football ».

Question - Votre désignation n’était pas attendue. Comment la décision a-t-elle été prise ?
Réponse - Ça a été une sincère surprise quand j’ai reçu la proposition de Noël Le Graët. Mais c’est surtout un vrai plaisir. J’y vois la marque d’une reconnaissance et d’une grande confiance. C’est M. Le Graët et lui seul qui est venu me chercher, mais Frédéric Thiriez, le président de la LFP, m’a aussi encouragé à accepter cette fonction.

Quelle est votre feuille de route et quel est votre sentiment quant à l’état actuel de l’arbitrage français ?
Je me suis un peu éloigné de l’arbitrage du fait de mes fonctions actuelles, qui réclament une vraie indépendance. Mais l’arbitrage français a beaucoup progressé avec Marc Batta et Bertrand Layec, notamment en ce qui concerne la professionnalisation de l’élite et les formateurs. Mais trop de luttes et de clans ont pollué ce bon travail de la DNA. Trop d’experts de l’arbitrage étaient loin des terrains. S’ils le souhaitent, ils doivent contribuer au rayonnement de l’arbitrage français. Il faut que ces luttes s’arrêtent. Pour le reste, il y a une réforme qui a été adoptée et celle-ci sera notre cadre de travail. C’est tout frais, je vais m’imprégner de tout cela et commencer à évaluer les priorités avec Éric Borghini (président de la Commission fédérale d’arbitrage et patron de fait de l’arbitrage français, NDLR). Je sais en tout cas que les arbitres ont besoin de sérénité, de confiance et de la reconnaissance de tous les acteurs du football, à tous les niveaux, professionnel comme amateur. Je vais m’y atteler, c’est mon objectif.

Un reproche récurrent fait aux arbitres est celui de leur mauvaise communication. Comment y remédier ?
« Je suis un homme de communication depuis toujours. C’était le cas quand j’étais arbitre, mais aussi à la commission de discipline et dans mon activité professionnelle (porte-parole de la police nationale, il va demander un détachement, NDLR). Cela va continuer et j’assumerai aussi cette partie. L’arbitrage français n’a pas à rougir par rapport à ce qui se fait en Europe. Mais il y a certainement des efforts à faire pour mieux faire connaître et comprendre le travail accompli. Toutefois, cela ne doit pas être n’importe quand, n’importe comment. Il faut se rapprocher des familles du football. Cela signifie aussi se rapprocher des amateurs de foot et des téléspectateurs. Après, il ne s’agit pas d’en faire des stars du petit écran.
Nommé jeudi directeur technique de l’arbitrage, l’ancien président de la commission de discipline de la Ligue de football professionnel Pascal Garibian a expliqué à l’AFP que les arbitres avaient « besoin de sérénité, de confiance et de la reconnaissance de tous les acteurs du football ».Question - Votre désignation n’était pas attendue. Comment la décision a-t-elle été prise ?Réponse - Ça a été une sincère surprise quand j’ai reçu la proposition de Noël Le Graët. Mais c’est surtout un vrai plaisir. J’y vois la marque d’une reconnaissance et d’une grande confiance. C’est M. Le Graët et lui seul qui est venu me chercher, mais Frédéric Thiriez, le président de la LFP, m’a aussi encouragé à accepter cette fonction. Quelle est votre feuille de route et quel est votre sentiment quant à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut